I. Opère di Ennio Visconti, t. I, p. lo
pie, qui se voit gravé sur un grand nombre de pierres tombales. Un autre cimetière juif a été découvert en 1867, un peu au delà de Saint-Sébastien, près du cimetière chrétien ad catacumbas. Les épitaphes qu'il renferme sont toutes en langue grecque, et probablement antérieures à celles de l'hypogée delà vigne Randanini ^ Nous n'avons pas de données précises sur la date de ces catacombes. Celle du Monte- Ver de, que Bosio a vue et décrite % lui a paru plus ancienne que le cimetière de Pontien sur la même colline. Il est probable que ni les chrétiens ni les Juifs ne songèrent à imiter réciproquement leur genre de sépulture. Aux uns et aux autres il venait sans doute d'une même tradition. Les prophètes de l'Ancien Testament ont décrit les tombeaux juifs creusés dans le roc^, et le plus ancien des livres sacrés communs aux deux religions parle de cette double caverne de Mambré dans laquelle Abraham acheta le lieu de sa sépulture '^. Pour les chrétiens, la tradition était plus proche et plus sainte encore ; et ils voyaient sans doute le modèle de leurs tombeaux dans ce sépulcre neuf taillé dans la pierre, où Joseph d'Arimathie déposa le corps de Jésus ^ Pour être rigoureusement exact, il faut dire que les chrétiens n'imitèrent pas en tout la tombe du Sauveur. Comme dans tous les tombeaux de la Palestine, la chambre sépulcrale était close hermétiquement par cette grande pierre dont parle le récit évangélique, tandis que le corps de Jésus reposait à découvert dans un arcosolium^. Dans les catacombes chrétiennes, au contraire, lieu de réunion en même temps que de sépulture, l'entrée du cimetière resta toujours ouverte et chaque tombeau fut fermé ^
1. Bullettino di arch. crist.j 1869, p. 16. — Voir, pour la situation de ces deux cimetières, la carte publiée dans le Bullettino de la même année, p. 3.