Voir à l'Appendice, note C
4. Voir au musée de Latran, dans la galerie des inscriptions, le pilastre XX, n"* 1-30.
clature est tout à fait classique : les hommes sont souvent désignés par les tria nomina, les femmes par le gentilitium et le cognomen. Les gentilitia sont nombreux et variés : on trouve des Aurelii, des Claudii, des Flavii, des Ulpii. Une telle série de noms se rapporte bien à la génération qui vécut entre Néron et les premiers Antonins, qui entendit par conséquent les apôtres ou les hommes apostoliques formés à leur école. On serait tenté de classer ces épitaphes parmi les monuments païens, si elles ne portaient souvent le symbole de Tancre, et si elles n'avaient été vues par Marini à leur place primitive, fermant les loculi d'une catacombe chrétienne. A coup sûr elles appartiennent aux origines les plus reculées de Tépigraphie chrétienne, c'està-dire à l'époque même que la tradition assigne à une partie du cimetière de Sainte-Agnès.
Le cimetière de Sainte-Domitille, ou de ses deux serviteurs saints Nérée et Achillée, sur la voie Ardéatine, appartient, lui aussi, à Tâge primitif du christianisme. Il a droit à une étude d'autant plus détaillée que son histoire se lie à Tun des faits les plus remarquables des annales ecclésiastiques, la conversion de plusieurs membres de la famille impériale. La Domitille qui lui donna son nom est celle dont nous avons raconté plus haut^ la relégation dans Tîle de Ponza. Saint Jérôme, on s'en souvient, rapporte que de son temps cette île était fréquentée par de pieux pèlerins, « qui visitaient avec joie et dévotion les chambres dans lesquelles Flavia Domitilla souffrit un martyre qui ne finit qu'avec sa vie^ » Versa- t-elle réellement son sang pour la foi? on n'oserait l'affirmer, les actes des saints Nérée et Achillée, qui le rapportent, étant d'une authenticité douteuse. Ces actes ajoutent que sainte Domitille et une de ses femmes furent déposées dans un sarcophage à Terracine, et que ses deux serviteurs, après avoir eu la tête tranchée, furent enterrés dans une ferme appartenant à leur maîtresse