a, dans sa plus grande largeur, environ 20 mètres
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long de la muraille, à la suite de la cellule voûtée sous laquelle s'ouvre le puits : un autre banc règne en face, et s'adosse à la muraille de gauche du vestibule primitif. A droite on reconnaît les restes d'une vaste salle (c), autour de laquelle règne également un banc de pierre, interrompu en deux endroits par des portes qui donnent ouverture à des chambres sépulcrales. Il est impossible d'hésiter sur la destination de ce vaste atrium entouré de bancs et muni, comme les dépendances des tombes païennes, de
Fig. 8. — Entrée d'un très-ancien tombeau chrétien à Tor Marancia.
son puits et de sa fontaine : c'était évidemment une schola à usage de triclinium^, bâtie à l'époque où, comme nous le verrons plus tard, les nécropoles chrétiennes de propriétés privées devinrent propriétés collectives, et destinée à la célébration des agapes. Près de la fontaine on voit encore les traces d'un petit escalier qui conduisait à une ou plusieurs chambres, aujourd'hui détruites : elles ont été
I. Voir page 72. — Cf. tricUnlum christianorum (Tertull., Apol.^ 39), et, dans les inscriptions païennes, diœta quce est juncta hiiic monument o {Inscript, regni neap.j 3545), solarium tectum junctum in quo populus epuletur (Orelli, 2417).
peut-être le logement du gardien, cette custodia ou tutela monumenti dont parlent les inscriptions antiques.
A la suite du vestibule [a)^ après deux ou trois marches^ s'ouvre une très-large allée* inclinée pendant quelque temps en pente douce, et dont les murailles sont percées par quatre niches à ras de terre, deux de chaque côté, où étaient autrefois des sarcophages. Une de ces niches fut plus tard élargie, et Ton y pratiqua une tombe en forme d'arcosolium. L'hypogée entier finit par être, au moyen de galeries nouvelles, mis en communication avec la catacombe voisine, oii est la chambre sépulcrale des saints Nérée et Achillée. Avant cette réunion, Tallée principale {ambulacrum) avait été remplie de sarcophages de toutes dimensions, dont on voit encore les débris épars sur le sol. On y a même trouvé , ensevelis sous terre , les restes de quelques sarcophages en terre cuite, dont le plus récent ne doit pas dépasser la moitié du w siècle.
En passant de Tambulacre dans la catacombe, on saisit en quelque sorte sur le fait la transition de l'usage des sarcophages à celui des simples loculi. Dans la première galerie de gauche^, les tombeaux qu'on rencontre d'abord sont deux loculi auxquels à l'extérieur, par un revêtement en beau stuc blanc^ on a donné l'apparence de deux sarcophages. A la suite de ces tombes, un passage étroit comme la bouche d'un four donne entrée dans un cubiculiim d'une forme extraordinaire, qui rappelle les tombes de FÉtrurie ou de la Palestine, et est sans doute un des premiers essais de l'architecture sépulcrale chrétienne. Dans la galerie qui s'ouvre du côté opposé de l'ambulacre, quelques tombes encore fermées portent les noms des défunts écrits en noir sur de larges tuiles. C'est absolument le style des inscriptions que nous avons rencontrées dans la portion la plus