‹ Rome souterraineChapitre 71 sur 338 · I . Voyez page · texte numérisé non relu

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d'Afrique possédaient déjà des cimetières à un titre commun et public. Il est impossible qu'il n'en ait pas été de même dans une aussi grande église que celle de Rome. La memoria de saint Pierre au Vatican devait être connue de tous comme étant le tombeau commun de ses successeurs. Nous en avons la preuve dans ces paroles de Caïus, prêtre du commencement du iii« siècle, disputant contre Thérétique Proclus, et lui disant : « Je puis vous montrer les trophées des apôtres. Si vous allez sur le Vatican ou sur la voie d'Ostie, vous y rencontrerez les monuments de ceux qui ont jeté les fondements de l'Église ^ » Par une remarquable coïncidence, cette même année 202, où, selon Tertullien, eut lieu le soulèvement populaire contre les cimetières chrétiens d'Afrique, est celle du dernier enterrement d'un pape dans la crypte du Vatican. Les Philosophumena nous apprennent que le successeur de Victor, Zéphyrin, ff chargea Calliste du gouvernement du clergé et le préposa à l'administration du cimetière'^. » Ces derniers mots excitent naturellement notre curiosité, et appellent un commentaire. Quel était « le cimetière » de Rome? Rome possédait déjà beaucoup de cimetières : celui de Sainte-Priscille sur la voie Salaria, celui de Sainte-Lucine sur la voie d'Ostie, celui de Prétextât sur la voie Appienne, celui de Sainte- Domitille sur la voie Ardéatine, plusieurs autres encore. Quelle hiérarchie existait entre eux? et lequel avait une importance, une dignité assez exceptionnelle pour être mis sous la direction d'une des autorités ecclésiastiques les plus hautes après le pape, du diacre auquel était confié « le gouvernement du clergé.^ » La réponse à ces questions deviendra facile, si nous nous souvenons de ce qui a été dit plus haut^ des confréries funéraires de Rome et de l'extension, précisément à cette époque, de leurs droits et privilèges par un édit de Septime Sévère. Rapprochons de ces

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