‹ Rome souterraineChapitre 271 sur 326 · I. Gruter, i/ucr., pp. ii6j, lo, et 117 1, itf · texte numérisé non relu

I. Gruter, i/ucr., pp. ii6j, lo, et 117 1, itf

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elle se trouve*. • Ainsi la chaire dans laquelle Damase, puis Sirice, s'assirent en qualité de pontifes était, au temps d'Optat, regardée, non-seulement moralement, mais encore matériellement , comme la chaire de saint Pierre, et elle était vue par ceux qui venaient ad Pétri memoriam, c'est-à-dire dans la Basilique du Vatican.

Or, si, au v^ siècle, cette chaire était xmiversellement regardée comme celle dont se servirent Tapôtre Pierre et tous ses successeurs, il est impossible qu'à cette époque une telle croyance ne s'appuyât elle-même sur une tradition plus ancienne. Avant que saint Damase l'aie placée dans le Baptistère du Vatican, la chaire apostolique doit avoir été conservée ailleurs, peut-être dans la crypte même où était la combe de saint Pierre ou dans la basilique bâtie par Constantin. Ceci, au moins, est certain : avant la persécution de Dioclétien, pendant le cours du w^ siècle, les catholiques professaient, et les hérétiques ne songeaient pas à nier, une tradition semblable à celle que saint Optât, dans le siècle suivant, opposa aux Donadstes. Cela résulte clairement du poëme contre Marcion, ordinairement publié à la suite des œuvres de Tertullien, et qui a tous les caractères d'un ^ric du m* siècle. A la fin du livre III, le poëce énumère les évéques 4ie Rome, et commence la liste par ces mots :

(t Hac cathedra, Petrus qua sederat ipse, locatuin Mazima Koma Liaam primum consedere jassit. »

« Dans cette chaire, od Pierre loi-même s'était assis, la grande Rome ordonna à Linas de s'asseoir le premier après lui. »

Ces paroles impliquent certainement l'idée d'une chaire matérielle, et ce sens littéral devient encore plus certain si on le rapproche du langage de saint Optât et d'£nnodius. £t, après la lumière jetée sur l'expression cathedra Pétri par les textes de ces auteurs, il est impossible de ne pas remarquer combien, dans les passages des anciens Pères où cette expression se rencontre, sa force est augmentée par la pensée qu'en l'employant ils savaient que la chaire de l'apôtre était conservée à Rome, témoin visible, symbole sacré de l'origine apostolique de ses pontifes. Ainsi, quand saint Cyprien^ parlant du Saint- Siège vacant par le martyre de saint Fabien, s'exprime ainsi : Cum locus Fabiani) id est locus Pétri et gradus cathedrœ sacerdotalis pacaret*, la force de ces mots s'accroît considérablement, si Ton pense

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