‹ Rome souterraineChapitre 314 sur 326 · I. s. Jérôme, £f · texte numérisé non relu

I. s. Jérôme, £f

a. Philostrate, Vita Apollonii, viii, 25.

3. La veuve de Germanicas avait été reléguée à Pandataria, et Néron, l'un de ses fils, à Pontia. Suétone, Tiberius, 53, 54.

Digiti

la célèbre Pomponia Gracctna. Il est vrai qu'aucun historien profane ne nomme cette Plautilla : mais aucun d'eux ne nomme davantage la femme de T. Flavius Sabinus, père du consul Clemens : en conclura-t-on que celle-ci n'a pas existé ? Le témoignage, allégué par Eusébe, d'écrivains païens, et en particulier de Brutius, est en réalité considérable. Que ce dernier soit, ou non, Brutius Praesens, Tami de Pline le Jeune et le possesseur de domaines funéraires voisins de la catacombe de Domitille, ses écrits n'étaient certainement pas perdus au vi« siècle, car ils sont cités, à plusieurs reprises, par Malala', qui l'appelle t un savant chronographe •: et comme il n'est jamais invoqué pour des faits postérieurs au règne de Domitien, il paraît vraisemblable qu'il fut contemporain ou à peu près de cet empereur.. Brutius dit expressément que Domitilla, nièce de Clemens, fuc exilée comme chrétienne, quia se christianam esse testata sit : M. de Rossi fait à cette occasion une remarque fort importante. Si Brutius avait parlé en termes aussi clairs des motifs de la condamnation de Clemens et de sa femme, Eusèbe n'eût pas manqué de le citer, comme il le cite à propos de leur nièce. Il est probable que l'annaliste païen avait raconté la mort de Clemens en un autre endroit, la rattachant au récit de l'assassinat de Domitien, dont elle fut peut-être l'occasion, comme Suétone semble l'insinuer et comme l'indique cette circonstance, que le chef de la conjuration ourdie contre le cruel empereur fut un procurator de Domitilla, sans doute désireux de venger ses maîtres. Les conséquences politiques de la condamnation de Clemens et de sa femme détournèrent probablement de ses causes intimes l'attention de Brutius comme de Suétone, et sans Dion elles seraient demeurées inconnues. Il en fut autrement de leur nièce, jeune fille sans situation politique, et que son baptême et Texil qui le punit avaient seuls mise en évidence. Ainsi s'explique qu'Eusèbe, qui prend ici Brutius pour guide, nomme une seule Flavia Domitilla, exilée à Pontia, et passe sous silence l'ex'dée de même nom et de même race à Pandataria.

Je dois indiquer en finissant une autre objection que je trouve dans une note de l'ouvrage de Lightfoot sur VEpître de saint Paul aux Corinthiens (p. 22). D'après le savant professeur de Cambridge, dans la phrase de la CAro/ïigwed'Eusèbe:Plurimoschristianorumsub Domitiano fecisse martyrium, inter quos et Flaviam Domitiîlam Flavii

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