RÉCITATIF
Du calmé de la nuit tout ressent les doux charmes.
Le rossignol lui-même a fait trêve à ses chants ; Tandis que le repos suspend ses doux' accens,
Mes yeux,, sans se fermer, restent noyés de larmes! N’entends-je pas du bruit?... Roméo, je t’attends; Tu viens pour adoucir ces horribles instans...
Mais non, le zéphir seul agite ce feuillage;
L’ame se peint souvent tout ce qui là soêlage ;
Mon cœur, au moindre bruit, croit entendre tes pas ^ Et peut-être mes yeux ne te reverront pas.
AIR
nuit profonde! que j’implore^
Redouble ton obscurité !
Pour cacher l’objet que j’adore j ' H reste encore trop de clarté.
Tu servis souvent Eespérance Du crime qui fuit tous les yeux ;
Prête ton voile ténébreux Au tendre amour , à l’innocence.
O nuit profonde ! etc.
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