CÉCILE, JULIETTE
Juliette.^,
Ciel î j’entends quelqu’un qui porte ici ses pas.... C’est lui ! Pauvre Juliette! . . . comme ton cœur batî Ecoutons.... Que vois-je? c’est Cécile, ma tendre amie ; son cœur tourmenté , toujours occupé de moi , partage ma douleur, sans' en savoir la cause, ... Dans quel instant elle arrive ! Que faire ? Que lui dire ?
Cécile, paraissant à travers les arbres.
Ne me trompai-je pas ? Ma Juliette, est- ce vous? Seule dans ce jardin , au milieu de la nuit. . . Pléîas ! un secret pressentiment seimblait me le dire. . . . Ne vous trouvant pas dans votre appartement , je vous cherchais .... L’instinct de mon cœur m’a conduite sur vos pas, I
' Juliette.
Que je suis malheureuse !
' ( Elk se jette dans ses hns ),
Cécile. ,
Passerez-vous votre vie dans les pleurs, sans que rien puisse appaiser vos peines, sans que votre Cécile, cette amie si sûre, si tendre , cette autre vous-même, puisse en connaître la cause? Juliette a des secrets pour moi! Juliette 1 pour son amie !
C’est à la tendre confiance Que l’amitié doit ses douceu r Elle sait même des malheurs Nous former une jouissance*
Peines , bonîîeur.
Plaisirs, douleur;.
Tout pour deux am'^s bien unies Sait adoucir '
Le souvenir
Des maux cruels de deux amies.