SCENE II L
H! Madame, apprenez... J u-
TRAGEDIE . 37
Juliette.
O Ciei! que dois-je croire, Mon efprit allarmé d’un trop jufïe foupçon..,,
Le cruel Montaigu n’efl p us dans fa prifon.
Ses amis raffemblés ont forcé la porte,
Mais à p.ine il en fort, que libre & fans efcorte. Rencontrant Capu et feul , l’épée à la main ,
Iis c mmencent encr’eux un combst in umain.
Déjà le coup mortel menaçoic votre p^re,
A l’heureux Mon. aigu s’oppofe votre frere ; Lorfqu’entr’eux deux foudain un nouveau combattant Accourt, l’atteint , le perce, 8c s’échappe à l’inflant.
Juliette.
Ah, Ciel !.... quoi , l’affaffin....
Oui , Madame , on l’ignore, Juliette.
Et mon pere....
Courbé fur un fils qu’il adore Il lui jure en pleurant, furieux, éperdu,
De venger par je fang,. le fang qu’il a perdu.
O mon cher Thébaldo î qu’on me lailfe à moi-même.
( Flavie fort )