‹ Romeo et JulietteChapitre 5 sur 25 · S CE NE V · texte numérisé non relu

S CE NE V

Romeo.

(^’eil-toi, ch r Albéric

Alberic.

Ami , je viens t’apprendre Un fecret important qui doit tous nous furprendre. Ce Vieillard !a' s afv'e, arrivé dans ces lieux,

Qti’ôn c eh'bit avtc foin, qui fuyoit tous les yeux, Qn fait fon n m , fon fort, ce n’eft plus un myfteré, 'C’efl Montaigu.

Juliette.

Qu’entends-je?

Alberic.

Oui: lui-même.

Romeo.

Mon petfei

Ah! je cours à l’iriftan t . embraffe r fes genoux.

Modérez ce tranfport.

TRAGEDIE , - u

On dit que contre nous.

Sès amis en fecret à la haine s’excitent.

Que le Comte Paris qu'i.s preffent, qu’ils invitent 9 Craignant de leur déplaire, ou regagné par eux. Veut rompre Ton hymen ou différer fes nœuds.

Romeo.

O’j'oiel ô doux efpoir! nouvelle inattendue/

A ma flamne,à mes vœux, quoi/ vous feriez rendue! Madame, fe peut-il

Juliette.

Employons ces rnomens A nous bien confalter fur ces événemens.

Votre pere aujourdhui ne doit plus vous connoîtrej A fes regards pourtant veuillez ne point paroître* tl le ifeut, je le veux , je vous en fais la loi.

Si vous m’aimez encor, ne tentez rien fans moi.

Fin du premier Afie.

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