‹ Roméo et Juliette: tragédie en cinq actesChapitre 36 sur 42 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Là Nourrice, paii CAPULET, La Signora CAPULET, Lb Frère LAURENCE et JULIETTE.

LA NOURRICE, à demi-vok.

Ma maîtresse! allons, chère maltresse. Juliette I — Elle dort profondément, j'en suis sûre. — Eh bien, mon ange, quoi! Si paresseuse! Allons, mon amour, levez-vous, vous dis-je. (pias hant.) Madame ! ma douce àme : eh bien! votre épouz««. Quoi! pas le mot. (eii«

oovre lei riJ«attX, et toit jKlielte to«te habillée.] Comment! tOUte

habillée et déjà prête! (Biie.iai mmUmc u ièt«) et elle retombe encore! U faut nécessairement que je vous i

réveille : madame, madame, Juliette! — Hélas! hélas! ;

(Elle lai déeoaTre le Tîsage.) Du sccours! dtt sccoursl Ma maîtresse est morte. 0 malheureux jour, faut-il que je sois jamais née! Quelque eau salutaire! Oh! seigneur, oh! |

madame, (ta signora Capalet aeceart à lei erb.)

LA lUGNORA GAPULBT. !

Quels sont donc ces cris? * i

CAPUUET. ^

Qu'y a-t-Qî I

LA NOURRICE, HMStfaat 1« liU |

Voyez. — 0 funeste jour I ■

LA SIQNORA CAPULET. '

Ohf Elle est morte!... . |

CAPULET, tmtn capreué.

Juliette î <

FRÈRE LAURENCE

Leur douleur m'étreint le cœur. Qui sait si ce n'est i

pas raurore d'une paix prochaine ?

CAPULET. I

Laurence ! Laurence I ,

FRERE LAURENCE

Séchez VOS larmes. Dans ces pertes, si la tendre et faible nature commande nos larmes, la raison plu» ^dairèe sourit aux larmes que viene la nature.

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