SCÈNE VI
Lbs MâMBS, MERCUTIO.
BENVOLIO.
Mercutio, viens à mon aide. Dis-moi, iras-tu à la fête des Capulet?
MERCUTIO
Certes, avec empressement. Seulement, je couvrirai ma figure d'un masque* Je veux voir sans être vu. Cest la curiosité qui m'entraîne, jointe à un désir ardent de
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contempler à l'aise les plu diarmants visages de jeunes femmes.
BBNVOLIOy km à Roméo.
L'entend»-tn Y
ROMio.
Très-bien, je suis de la partie. Mais quelle sera notre ezfiOBe, ou Men ferons-nous une entrée muette ?
BENVOLIO.
Le temps des longues harangues est passé. Nous n'aurons point de prologue à bégayer d'après le souffleur. Qu'ils nous mesurant des yeux, nous les mesurerons de même, et nous voilà partis à la grâcâ de Dieu.
ROMBO.
Doimez-moi une torche : triste comme je suis, ja porterai le flambeau.
IIERCUTXO.
Vraiment, Roméo, il faudra bien que tu danses' comme les autres.
ROMÉO
Non, pas moi, sur ma parole. Vous autres, tous avez le pied léger : moi, j'ai une àme de plomb qui m'appesantit sur la terre, et me rend immobile.
MBRCUTIO.
Tu es amant; emprunte les ailes de l'amour pour t'élever au-dessus du vulgaire.
ROMÉO
L'amour m'a trop cruellement blessé de son dard pour que je puisse voler avec ses ailes.
BENVOLIO.
Allons, nous brûlons ici nos flambeaux en vain : frappons et entrons.
ROMÉO
Moi, je ne suis pas d'humeur d'entrer à ce bal.
MBRCUTIO.
Peut-on t'en demaAder la raison ?
BEIÇVOUO.
Oui, pourquoi?
BOMÉO.
J'ai ffiôt un songe cette nost.
MBBOUTiO.
EtmdianasL
ACTS Y>RBUTS« Il
MERGUnO.
Que les songes ne préduent jamais rien, et qa'ils
ROMéo.
Alors ceux qui donnent b« Têvent jamais d'aucune rÔflJM.
Je Tois que tai feîoe Maté fa Tisiift.
80MBO»
Qu'est-ce que la reine Maté ?
MBSIODTIO*
(Test ht fte des songes. Aussi mince que Vagate qui IwSle au doigt (f un sénateur, tirée par deux atomes, elle effleure la joue des mortels aux heures de leur sonmieil. Son char est une eoquUle de noix creusée par rindustrieux écureuil, om par le TOP^oquin, qm, depuis un temps immémorial, fabrique les chars des fées. Les rayons de ses longues roues sont faits des pattes du iàucheur des jardins; une aile de Muterelle forme l'impériale de sa voiture. Les rênes sont tissues de la plus fine toile d'araignée; ks banM>is, des rayons hunxides d'un clair de lune. Sur le siège un moucheron nocturne véta de gris conduit le char. ▲ r«i d'un griUoa pend «m fouet, ôxmt ia médiB est «ne peiiicirie imperoq»tibie. Dans œt équipage migno^ die galope tannits au traT^ers du cenreau des ainaoti^ €^ ils séveat d'anunir : ^ie se promène «ir las genoux des komates de oofat, -et ils pè-ventde lévérenœs; sor les doigts des vanoeais, et ils ré^rent d'épîces; sur les lèvres des dansm, et elles rêvent de teiseis. TauHAL elle wamU sur le tiet d'im çfocuieur^ et aussitût il laîrenn<pR>côs; imâùt lelle cfastouilie es nez d'un gras prMMndiÂee eadtotnii, «t il ^oit an neeond Mnéfiee & wUÎGiler. Ca«t nlte qui...
■OMéo*
'CecMi oBBi^lieKalio, de prodignertesinîaeBpttDQias.
MBRCUnO.
Tu as raison, car je puledA songes, fruits d'un cer-
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BBMVOLIO.
A merveille : mais le souper est fini, et nous airiverons trop tard,
MBROUnO*
Au diable les songes, et vive la réalité. Donc tu ^ens avec nous, Roméo 7
ROMÉO
Puisque je l'ai promis;... mais c'est à contre-cœur.
aENYOUO.
Venez d'abord chez moi vous masquer.
ROMÉO BT MEROUTIO.
Allons.
BBNVOLIO.
Et je fais avec toi la gageure que ton premier amour est détrôné et qu'un autre plus puissant Ta le remplacer.
ROMÉO
Je ne le crois pas. (iit lortent.}