SCÈNE VII
Une uU« d« U auJion de Gâpulsl pr^trée pour l« 1mI«
CAPULET, PARIS et la. sigiïora. CAPULET.
OAPULBT.
Salut, cavaliers ! et vous, jeunes dames, dont les pieds ne sont pas afOigés de cors, je vous tiens aujourd'hui : il n'y a pas & s'en dédire, il faudra s'évertuer. Laquelle de vous osera refuser de danser? CeUe qui fera la dédaigneuse, je dirai quelle a des cors aux pieds. J'ai vu le temps où je portais un masque aussi, et où je pouvais conter fleurette à l'oreiUe des dames. Ce temps est passé; il est passé, passé. Allons, musiciens, commencez. Et Montaigu aussi est enchaîné comme moi par la même défense : nous sommes tous deux menacés de la même peine ; et il ne sera pas difficile, je pense, k deux vieillards de notre âge, d'entretenir ht paix ensemble.
PARIS
Vous êtes deux hommes d'honneur, tous deux éga-
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lement estimables; et c'est une chose déplorable que TOUS ayez si longtemps vécu dans Tinimitié. Mais, par- IeZ| seigneur, que répondez-vous à ma demande?
GAPULET.
Ce que je vous ai dit souvent. Ma fille est encore étrangère dans le monde : elle n'a pas vu quatorze printemps : laissons deux printemps de plus épanouir nos fleurS; avant de la croire en âge d'être épouse.
PARIS
De plus jeunes filles qu'elle sont devenues des mères lieureuses.
OAPULET.
Mais elles se flétrissent trop tôt, ces mères prématurées. — La terre a englouti toutes mes espérances, et ne m'a laissé que Juliette : elle est l'héritière fortunée de mes biens. Honnête Paris, faites-lui votre cour, gagnez son cœur, ma volonté dépend de son consentement : si eUe le donne, le mien suivra son choix, et ma réponse confirmera la sienne.