Le C/iansonnier du Gastronome de 1831 la reproduisit
— « Le Purgatoire est une attrape Humains n'y soyez pas trompés, Ce sont vos cierges, foi de pape, Oui payent mes petits soupers.
Pourquoi tant nous graisser la patte ?
Si vous saviez comjjien je ris Quand on vient baiser ma savate !
« Le Pape est gris.
ot<\
« Non, non, plus même de couronne.
Des deux clefs je suis dégoûte.
Je vais en France où l'on raisonne
Et j'y veux être député.
Des abus qu'î'i Paris l'on fauclie
Pour quil n'en reste aucun débris,
.lirai m'asseoir au cùlé gauche »
— '( Le Pajie est gris etc.
En disant ces mois le Saint-Père
Voulut sortir et trébucha:
Puis il tomba le nez [)ar terre
El puis enlin on le coucha.
Ce malin sur deux cents visites,
Il n'a revu, j'en suis surpris,
Que le général des Jésuites.
Il n'est plus gris ! Il n'esl plus gris !
Hélas! le Pape n'esl plus gris.
.liLinorr si ct'llf clians»)!! fiil ciilcinlin' juMju'à (Juiiiipril/', dans ralTirmalixc il «•>! |iri)lial>lt' (lufllc iliil caiisiT (|nt'l([ii(' ahurisst'iiH'ul parmi les ratlioli(jU('s hicloiis jiliis iiaLilih'S à coiisiih'-rcr K'ur stui^prélcl ooimiit' un l.tn( cm- (l\H-(K)mKmc('s (juo ooiuino
un faiseur de sornettes. Romieu en éprouva-t-il de l'ennui ? Eut-il jnaille à partir avec la terrible opinion publi(iue de province ? Nulle vieille demoiselle de la petite ville n'est là pour nous rapprendre. Serrons plutôt la vraisemblance. Se conformant à une tradition antique, Romieu savait que le premier devoir d'un sous-préfet, c'est de songer à devenir préfet, aussi le 28 mai 1831 il sollicitait de l'avancement. La demande rencontrait des obstacles, car le quémandeur faisait montre d'un vigoureux appétit. Pai* bonbeur son ancien camarade, le comte de 31ontalivet, était ministre de l'Instruction publique et Romieu lui écrivait le 2 juillet : '^
Mon cher Camille,
« Tu as bien voulu perdre quelques instants à mètre utile, tu auras sans cloute aussi la patience d'écouter les motifs qui justifient ton obligeante intervention. On m'a peint, dis-tu, comme une tète exaltée, je ne fréquente que des hommes passibles du même reproche. Voici mes actes d'exaltation.
Jai ouvert ma maison et ma table au curé, j'ai glissé sur vingt impolitesses qui m'ont été faites par lui toujours au sujet du Gouvernement. Si plus tard j'ai cru devoir mettre un terme à des relations qui ne pouvaient durer après une insulte publique adressée en chaire au roi des Français, je demande qui du curé ou de moi se trouve être exalté.
J'ai reçu les visites de toute la noblesse du pays, j'ai fait avec ces Messieurs plusieurs parties de chasse. M. Dubotderu ex-pair m'a même dit devant quelques personnes : o II serait à désirer pour l'union de tous les Français qu'on envoyât dans les provinces l)eaucou[) d'administrateurs comme vous. »
U est vrai qu'en même temps j'ai tenu à ce que le gouvernc-