RUCHES MORTES
Et tristement je songe à cet exode ailé, Quand des ruchers humains peuplant nos solitudes S'envolent chaque jour, sous notre ciel troublé. Tant de vaillants essaims de prière et d'études,
Q^Liand par milliers s'en vont, tourbillon blanc ou bleu, Devant l'assaut brutal du frelon imbécile, Par delà monts et mers les abeilles de Dieu, — Avec la Liberté qui comme elles s'exile.
yo RONCES ET LIERRES
CHEZ éMES \USTIQJ/ES
,A Etienne Charles.
UNE fois encor (tous les ans Je crois bien que c'est la dernière) Je mets mon âme prisonnière Deux mois parmi nos paysans.
Je la ramène à la nature, Je la rabaisse à d'humbles soins, Je la promène dans des coins Dépourvus de littérature.
Je lui dis : « Vois ce laboureur, Cette feninière avec ses mioches, Ces porteurs de faux ou de pioches.
Ce pâtre en manteau d'empereur!