Pièce, rares publiées dan. des recueils étrangers
On peut trouver encore quelques poésies qui ont été publiées isolément sous le nom de Ronsard . mais dans des recueils étrangers . et qu'on a négligé de réunir à la collection de ses œuvres.
La plus digne d'être citée est l'ode {Des beautcz qu'il voudroit en s'amie), dont il parlait dans sa préface et que Peletier du Mans a publiée parmi les siennes en 1547 '. L'ode est de tout point médiocre; mais c'est le premier ouvrage de Ronsard qui ait paru ; et. même parmi ceux qui furent publiés plus tard, on en trouve peu qui remontent à une date antérieure. (Voyez le PltUus et une Ode à Maclou de la Haie, 1544.)
Les cartes de la Bibliothèque impériale indiquent, parmi d'autres pièces relatives à l'histoire de France (à la suite de trois sonnets; A l'autheur de la description de l'entrée de Charles IX à Paris; En l'honneur de la reine Elisabeth d'Autriche, femme de Charles IX, roy de France; A l'Hyménée, sur le mariage du roy Charles IX avec Elisabeth d'Autriche), un sonnet sur les armoiries de la ville de Paris, 4°; et, dans un autre recueil, un sonnet aux Jésuites, 161 1, in-8°, dont je n'ai pu malheureusement , malgré la bienveillance et l'empressement de M. Ravenel, obtenir la communication. Ces deux dernières pièces semblent mériter qu'on les cherche.
Faut-il mentionner aussi une priapée insérée dans le Parnasse satyrique? Si cette pièce n'est pas un simple emprunt fait aux Gayetez .
' Œuvres poétiques. Paris, Michel Vascosan, in-12, f. 79.
Ronsard en eût assurément désavoué la publication, il n'aimait pas 1rs vers obscènes , mais les
chastes vers d'une Muse très-sainte, Oui parle sagement , et qui point ne rougit De honte , ny l'auteur ny celuy qui le lit j
(T. VIII, p. 319. . J. MoieU)
et , bien qu'on trouve dans les recueils de ses œuvres publiés par lui ou d'après ses mémoires . des pièces moins chastes, il faut lui rendre cette justice qu'elles n'y sont pas nombreuses. Au seizième siècle, on compterait peu d'écrivains plus réservés.