‹ Ronsard en ItalieChapitre 99 sur 113 · RONSARD ET LES TRADITIONS NATIONALES · texte numérisé non relu

RONSARD ET LES TRADITIONS NATIONALES

autre affirmation de M. Laumonier; elle me parait juste: « Si « ce sentiment revient a satiete chez ces poetes, il est cependant « a peine indique au debut de leurs chansons par quelques traits « monotones et coniine stereotypes. » C’est la verite toute pure, continue M. de Lollis. Et, pour arriver au Lac, au Vallon, a Ischia et en general a toute la litterature sentimentale venue au jourapres la divine page de Rousseau sur les rochers de Meillerie, il n’y a pas a dire, il faut remonter a Petrarque \ »

M. de Lollis s’etonne aussi de lire le passage suivant dans l’ouvrage de M. Laumonier: « En petrarquisant, Ronsard s’est rapproche de la tradition nationale, dont il s’etait eloigne en pindarisant; et cela s’explique par ce fait que Petrarque s’est inspire des troubadours aquitains et provencaux, lesquels ont maints traits de ressemblance avec nos trouveres. Il a retrouve chez lui et repris la plupart des themes lyriques des chansonniers courtois de la premiere • Renaissance. » Parler ainsi, declare M. de Lollis, c’est meconnaitre toute la nouveaute, toute la profondeur du Canzoniere, toute l’originalite qu’il offre par rapport aux formules des troubadours et des trouveres1 2.

De meme, au moment de clore une savante et agreable revue des « baisers » de Ronsard, M. Laumonier dit : « Nous devons, encore une fois, remarquer qu’en les ecrivant, il est reste dans la tradition francaise. Le theme du baiser etait courant chez les troubadours et les trouveres, et, de proche en proche, nos poetes se l’etaient transmis, de Thibaut de Champagne a Clement Marot, sans parler des clercs qui veirsifiaient en latin. » « Voila, observe M. de Lollis, une hardie tentative de greffer des manifestations

1 Saggi di lett. franc., pp. 24-25.

2 Id., p. 25.

de cachet specifiquement humaniste sur la tradition medievale, tentative qui, a travers la surprise, nous laisse incertains \ »

2°) — • M. de Lollis demeure aussi sceptique, quand il voit M. Laumonier « reduire, dit-il, les merites de Ronsard auteur de l’ode grave et les reduire de faqon qu'ils se perdent dans ceux que le poete s’est acquis avec l’ode legere ». Pourquoi sacrifier ainsi l’ode grave? « Peut-etre, repond-il, pour avoir le moyen de pleurer sur un Ronsard completement Franqais » et de « celebrer un triomphe national », l’ode legere etant « une production naturelle » de la France. Certes, M. de Lollis se laisse penetrer par le charme de pieces comme l’odelette « celebre, justement celebre, merveilleuse » Mignonne, allons voir si la rose... II se constitue neanmoins l’avocat de 1’ode grave. Ronsard a su y elever le style a la hauteur des sujets les plus nobles, resultat qu’avaient facilite ses devanciers, mais auquel on ne saurait trop le louer d’etre le premier parvenu, car il preparait ainsi la langue heroique de Corneille. M. de Lollis ne se borne pas a cette affirmation. Il compare l’epitre que Marot, a la fin de sa vie, composa en l'honneur du comte d’Enghieh, vainqueur a Cerisoles et l’ode que Ronsard, pindarisant pour la premiere fois, adressa au meme personnage, lors du meme evenement. Le critique italien montre comment Marot n’est pas arrive a dominer et a maitriser la matierc heroique, tandis que Ronsard inspire au lecteur le vif desir de s’ecrier, comme Sainte-Seuve commentant l’ode Mignonne allons voir si la rose: « Pour le style quel progres depuis Marot! que d ’images ! » « Images, ajoute M. de Lollis, parfaitement congruentes dans leur magnificence. »

Il se rejouit de retrouver chez Ronsard « des personnages royaux, une morale de roi, un langage de roi. » « Voila deja Malherbe en vue, et, qui plus est, Corneille ! »

1 Id., p. 27. Cf. Laumonier, Ronsard poete lyrique, p. 533.

LES APPORTS DE RONSARD A L’lTALIE 271

Puis M. de Lollis cite la premiere strophe de la belle ode « Comme un qui prend une coupe ». « Qu’elle est neuve par la solermite et la splendeur du style ! Pour moi, Corneille, souverain maitre de magnificences royales, ne fait que s’elever a la hauteur de Ronsard, dans les deux dernieres scenes de Rodogune, ou une coupe, arbitre des destinees de deux families royales, est la, an fond du theatre, jetant sa lumiere sur rimminente catastrophe1. »

On le voit : les travaux parus chez nous sur Ronsai'd sont loin de rester tous ignores en Italie.

Mais on ne peut pas dire que la critique italienne de notre epoque ait ton jours juge legitimes le regain de gloire dont jouit Ronsard et la floraison nouvelle des etudes relatives a la Pleiade. Sans doute, M. de Lollis ecrit : « Le xvie siecle merite l’honneur des nombreuses publications dont il est maintenant l’objet en France. Ce fut la Pleiade qui jeta le frein de l’art au cou de la poesie alors aux mains des « grands rhetoriqueurs », ou elle se livrait a des jeux d’enfants et delimit. Ce fut elle qui encouragea et dressa aux libres attitudes le romantisme parti en guerre contre une poesie extenuee dans les abstractions et les generalites =. » Au contraire, M. Pierre Toldo, juge, lui aussi, des plus competeirts, s’etonnait, en i9i2, que « le chef de la Pleiade fut revenu en honneur depuis quelque temps comme a l’epoque du romantisme, quand Sainte-Beuve exaltait, non sans une certaine exageration, sa valeur lyrique. » Fort aimable pour la France, M. Toldo ajoutait: « Un si grand enthousiasme peut sembler aujourd’hui

1 Saggi di let. francese, pp. 27 suiv. s Id,, p. 1.

moins legitime, surtout en une terre si fertile en nobles esprits et qui doit attacher moins d’importance a des astres moindres \ »

Saisirons-nous cette occasion de philosopher? Nul n’est prophete en son pays, dit le proverbe. Void qu’au contraire, un poete frangais est prophete dans sa patrie et qu’un professeur italien, tres qualifie pour dire son mot en la circonstance, prononce : « Renommee surfaite ! »

Mais nous donnerions une fausse idee de la position de Ronsard en Italie, si nous laissions le lecteur sur le mot tres interessant de M. Pietro Toldo. En realite, l'ltalie elle aussi a tresse sa guirlande autour du front de Ronsard: certaines pages de M. de Lollis resumees plus haut en seraient deja une preuve. Ajoutons ce fait: de Giosue Carducci a Ferdinando Neri, l’ltalie a travaille a etablir un nouveau titre de noblesse en l’honneur du poete frangais. Elle a montre que si les dettes de Ronsard envers elle sont importantes, elle n’est pas, a son tour, sans obligation envers lui.

La vaste culture frangaise de Carducci ne peut manquer de frapper quiconque lit soigneusement les ouvrages de ce maitre. II l’avait acquise et la developpait avec le sentiment de remplir

1 Voir le compte rendu que M. Toldo a publie dans le Giornale storico, t. LX, p. 230, du livre de H. Longnon, Pierre dc Ronsard. Deja, dans le meme Giornale, t. LV, p. 407, a propos du Petrarquisme de J. Vianey, P. Toldo s’etait montre peu enthousiaste de la poesie lyrique de la Pleiade. II faisait une heureuse exception pour du Bellay et, en partie seulement, pour Ronsard. Le reste lui semblait ennuyeux et bien peu original.

CARDUCCI ET RONSARD

itn devoir1. « La litterature qui, depuis deux siecles, a donne et donne les formes les plus logiques, les plus degagees, les plus faciles a la pensee moderne, disait Carducci, est, sans conteste, la litterature franqaise : par elle ont passe, en elle se sont fondus les divers courants du genie moderne. Aussi le critique d’aujourd’hui doit-il connaitre d’elle beaucoup plus que les romans, les livres politiques ou de lecture courante 2. »

Grand bibliophile, Carducci se constitua peu a peu une magnifique collection d’ouvrages franqais3. II fit au chef de la Pleiade sa bonne part. II posseda, en effet, durant une periode dont nous ignorons les limites, les ceuvres completes de Ronsard publiees, a Paris, de 1857 a 1867, en huit volumes in-8°, par M. Prosper Blanchemain. II en fit ensuite don a la Bibliotheque de 1’Archiginnasio (Bologne). Elle les garde comme un souvenir d’autant plus precieux que, sur la premiere page du tome I, se lisent trois lignes ecrites de la main de Carducci : « Del Ronsard scrissero, fra gli Italiani, lo Speroni, il Castelvetro, T. Tasso, il Varchi, il Del Bene ecc. »

1 Voir G. Maugain, Giosuc Carducci ct la France, Paris, 1914.

2 G. Carducci, Operc, Bologna, t. IV, p. 190.

8 Voir le Catalogue de la bibliotheque frangaisc de G. Carducci dans notre G. Carducci ct la France, Paris, 1914 (p. cxliii). Aux renseignements que nous donnions alors nous pouvons joindre des details circonstancies, grace a l’amabilite de l’actif et savant bibliothecaire de Bologne, M. Albano Sorbelli que nous prions ici d’agreer nos bien vifs remerciements pour l’obligeance avec laquelle, plus d’une fois deja, il a bien voulu mettre son erudition a notre service.

Ajoutons que la Biblioteca dell’ Archiginnasio de Bologne possede Les Odes de P. de Ronsard, gentilhomme vandomois, tome deuxieme. A Paris, chez Gabriel Buon, 1573. Les moyens ne manquaient pas a Carducci de connaitre Ronsard.

En revanche, Carducci garda jusqu’au bout, sur les rayons de sa bibliotheque, ou on peut encore les voir:

a) Trois volumes que Severino Ferrari lui avait offerts en mars 1880. Ce sont le premier, le troisieme et le cinquieme des sept tomes que comprennent les oeuvres de Ronsard, parues, « a Paris, chez Gabriel Buon, au cloz Bruneau, a l’enseigne S. Claude, 1578. »

b) Le livrct de Folastreries. A Janot Parisien. Paris, chez Jules Gay, 1862 (reproduction de bed. de Paris, i553).

c) Poesies choisies de P. de Ronsard publiees avec notes et index etc., par L. Becq de Fouquieres. Paris, Charpentier et Cu, 1875.

d) CEuvres choisies de P. de Ronsard, avec notice, notes et commentaires par C. A. de Sainte-Beuve. Paris, Garnier freres,

Ajoutons, d’autre part, que, de bonne heure, Carducci lut Thiers, Michelet, Nisard, Sismondi, Ginguene, Sainte-Beuve et aussi des Frangais moins connus. II eut, par exemple, entre les mains, la these de Norbert Bonafous, De Ang. Politiani vita et operibus disquisitiones, Paris, 184S. II y trouva un rapprochejnent entre Politien et Ronsard, il le reproduisit dans une preface de 1863 \ C’est la premiere fois que le nom de Ronsard parait dans l’ceuvre de Carducci: deja done le savant professeur etait frappe par l’inspiration par fois commune des poetes italiens et f rangais au temps de la Renaissance. II allait bientot etre mis sur la voie dune decouverte plus neuve et plus importante.

1 G. Carducci, Opere, t. XX, p. 260, n. 4, 418, — G. Maugain, Giosne Carducci et la France, p. lxxxi, § 181.

CARDUCCI ET RONSARD 275

Cette fois, son initiateur fut Sainte-Beuve qu'il etudiait soigneusement et auquel il est, a certains egards, comparable \ De l’un comme de l’autre on pourrait, en effet, ecrire : il remet sur pied, en pleine realite, 1’homme qu’il etudie, « il le rattache par tous les cotes a la terre; il suit dans son origine, dans son education, dans ses frequentations, dans toute sa vie intime et domestique, la formation, les agrandissements, les abaissements du caractere et de l’esprit » \ Outre cette ressemblance de methode, notons un fait plein d’interet : quand on lit certains passages de Carducci, on peut affirmer qu’il les a rediges en ayant sous les yeux ou dans la memoire tel ou tel article de Sainte-Beuve 1 2 3. Il ne s’en cache d’ailleurs pas et cite a l’occasion cet ecrivain francais, objet de sa vive estime.

Il le nomme, par exemple, dans ses references relatives a une page datee du 31 octobre 1868. Elle parut d’abord en tete d’un mignon volume de la collection Diamante, chez Barbera, dans une etude intitulee Della pocsia melica italiana c di alcuni pocti erotici del secolo XVIII \ Carducci s’etait renseigne surtout aupres de hauteur du Tableau de la litterature frangaise an xvie siccle. Il ecrivit : « Anacreon exhume par Henri Estienne (x 554) avait, d’un coup de sa branche de jacinthe, aiguillonne et presse la marche trop lourde de la muse franchise. Deployant au vent les ailes souples de sa poesie, il avait apporte fraicheur et delassement a cette muse qui se trainait toute oppressee sur le sentier d une versification raboteuse. Ronsard, qui salua avec tant d’ardeur la decouverte du vieillard de Teos,

1 G. Maxjgain, Giosue Carducci et la France, pp. 81-83.

2 G. Lanson, Histoire de la litterature frangaise, Paris, 1906, p. 1025. s G. Maugain, G. Carducci, pp. xxix-xxxi, xxxm, xxxiv, xxxv,

xxxvi, etc.

* Cette etude se trouve reproduite au t. xix des Opere.

RONSARD EN XTALIE

fut aussi le premier a le traduire (1 555), suivi par Remy Belleau (i556). Et il y eut de suite un bourgeonnement de can zoni, ou la liqueur subtile de la delicatesse ionienne se mela de telle sorte a la pulpe natale gauloise qu’il en sortit des fruits dune saveur etrange et agreable. Et telles furent la vivacite, la legerete, le souffle de cette petite poesie que peut-etre bien la France n’en a plus eu d ’autre semblable. »

Ce langage de Carducci n’etait pas tout a fait exact ni complet. Ronsard n’a pas attendu de connaitre Anacreon pour ecrire des odes legeres : avant la publication d’Henri Estienne, il traitait des sujets dignes d’Anacreon; en outre, depuis quatre ans, att moins, ibcomposait des strophes offrant une grande variete dans la distribution des rimes, le nombre et la mesure des vers. Enfin, il perfectionnait plutot qu’il n’inventait son systeme rythmique. Il l’avait herite de devanciers tels que Marot \ Mais, ces details mis a part, Carducci se represente bien un des aspects les plus seduisants de l’ceuvre accomplie par la Pleiade.

Or, ajoute-t-il, « rien de semblable ne se fit pour lors en Italie et une des plus gracieuses strophes anacreontiques, la petite strophe de six vers, entremelee d’octosyllabes et de tetrasyllabes avec ou sans le vers tronque, perfectionnee ensuite par Chiabrera, apparut, pour la premiere fois, dans YEuridice de Rinuccini (1600) ». Ce poete avait passe les Alpes a la suite de Marie de Medicis. « De retour dans sa patrie, il dut, tout a la fois avec son exemple et ses propos, attirer sur cette voie son ami Chiabrera, un habitue de la corn* grand-ducale. Le fait est que

1 Sur tous ces points nous ne pouvons que renvoyer au magistral ouvrage de M. Laumonier, Ronsard poctc lyriqne.

Quant a la priorite de Ronsard sur Belleau, Carducci ne se trompe pas, mais il pourrait etre plus precis et exact sur les dates. Cf. Laumonier, Ronsard podtc lyriqne, p. 159 suiv.

CARDUCCI ET RONSARD

Chiabrera, qui ressemble a Ronsard, meme quant a la manie de greciser et de faire des epopees classico-nationales-genealogiques, lui ressemble surtout en bien, pour ses meilleurs essais dans la poesie legere, pour le rajeunissement metrique dont il dota notre poesie... Plusieurs des metres employes par Chiabrera sont precisement ceux de Ronsard. Le vers tronque, qui, tres rare et meme pour ainsi dire exceptionnel autrefois, domine, apres Rinuccini et Chiabrera, dans la poesie breve d’ltalie, n’aurait-il pas ete peut-etre suggere par la cadence de la rime masculine franqaise, cadence qui se trouve etre d’une grande utilite a la musique? »

Ainsi parlait Carducci en 1868. Trente-quatre ans plus tard, dans son etude Dello svolgimento dell’ ode in Italia, il se corrigea en ne donnant plus la priorite sur Chiabrera a Rinuccini qu’il ne nonuna meme pas \ Non seulement il supprima, mieux informe, cette erreur de chronologie, mais il se completa lui-meme et il apporta aux lecteurs de precieux details. « Peut-etre etaientils spontanes les vers heptasyllabes de Chiabrera, que ce poete appelait iambiques dimetres.

Vaga su spina ascosa £ rosa rugiadosa Ch’ a l’alba si diletta Mossa da fresca auretta.

Mais le fait est que ces vers furent tres posterieurs a ceux de Ronsard. Quant a la jolie strophe que Chiabrera nomme trochaique, il la doit a Ronsard :

Se bel rio, se bell’ auretta T ra l’erbetta

Sul mattin mormorando erra, Se di fiori un praticello Si fa bello,

Noi diciam, ride la terra.

Quana je voy dans un jardin Au matin

S'esclorre une fleur nouvelle, J'accompare le bouton Au teton

De son beau sein qui pomelle.

1 Carducci, Opcre, t. XVI, p. 393-405.

Mais, poursuit Carducci, la reforme de la poesie lyrique toscane ne s’opera pas seulement sous l’influence des modeles grecs et des exemples etrangers, elle se conforma aussi aux exigences de la musique nouvelle. Chiabrera les comprit et les satisfit plus que personne, grace aux nouveautes de sa versification.

On s’en apercoit aisement : Carducci n’a pas tout dit sur les rapports de Chiabrera avec la Pleiade ; notamment il ne s’est pas interesse a l’influence possible de Ronsard sur les canzoni graves du poete figure. Mais combien d’affirmations vraies, cornbien de suggestions utiles et fecondes dans les pages que nous venons de traduire ou d’analyser !

Les conclusions de Carducci furent admises sans peine par rnaint critique italien 1. Au contraire, d’autres plaiderent. Ils deployerent une rare erudition pour demontrer que Ronsard n’est pas l’inventeur des metres employes dans ses odes legeres : il a eu des predecesseurs, Marot, les auteurs des mysteres du xve siecle, les poetes des jeux floraux. Si done Chiabrera s’inspira de lui, il s’appropria un bien qui n'appartenait pas en propre a la Pleiade ou a son chef. D’ailleurs, ajoutait-on, pourquoi parler de cette ecole? Pourquoi payer un tribut a la France? Les vieux recueils de vers italiens, ou, a defaut, les hymnes latins de l’Eglise offraient a Chiabrera, en son propre pays, des modeles suffisants ; il n’avait nul besoin de s’endetter envers

1 Par ex. S. Ferrari, Di alcune imitasioni c rifioriture delle « Anacreontee » in Italia nel see. XVI ( Giorn . storico della left, it., t. XX, 423, — A. Belloni, Il Scicento, p. 33, — Salza, La Lirica, pp. 140, 188, ■ — G.-A. Venturi, dans Giorn. storico, t. XI, p. 433, — F. Flamini, Vcrsi e metri italiani dal medio evo ai tempi nostri, Livorno, 1919, cap. YU»

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