‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 11 sur 509 · Ibid., 111, 290 Pièce à système strophique irrégulier · texte numérisé non relu

Ibid., 111, 290 Pièce à système strophique irrégulier

5. Ibid , 111, 291-94. Pièce à système strophique simple régulier.

6. Ibid , 1, 69. Pièce en terza rinta, à système strophique simple et régulier, toutes les rimes étant féminines, à la mode italienne.

7. Sibilet appelle encore ode les trois pièces : O combien est heureuse : Laissez la verde couleur ; Puisque nouvelle affection^ aux chapitres v du premier livre et xv du deuxième livre Dans ce dernier chapitre, à propos des couplets à palinod ou refrain, il appelle encore ode la pièce strophique de Saint-Gelais : Puisque vivre en ser'fitute {li\ , II, 215). De son côté, Gilles Corrozet publiait en 1548 sous ce même titre d'oJe une pièce en

PIERRE DE RONSARD. l

XVIII LES POKSIES LYRIQl'ES DE PIERRE DE RONSARD

« La Chanson approche de tant prés l'Ode, que de son et de nom se resemblent quasi de tous poins : car aussy peu de con.'itance ha l'une que l'autre en forme de vers et usage de ryme. Aussy en est la matière toute une. Car le plus commun suget de toutes deus sont, Venus, ses enfans et ses Charités, Bacchus, ses flaccons et ses saveurs. Neantmoins lu trouveras la Chanson moindre en nombre de coupletz que le Chant lyrique, et de plus inconstante façon et forme de slile, notamment aujourd'huy que les Musiciens et Chantres font de tout ce qu'ils trouvent, voient et oient, Musique et Chanson, et me doute fort qu'entre cy et peu de jours ilz feront de Petit pont et de la Porte baudès des chansons nouvelles. Pourtant peus tu aisément entendre que de t'en escrire forme et régie certaine serait à moi téméraire entreprise, à toy leçon inutile. Ly donc les chansons de Marot (autant souverain autheur d'elles, comme Saingelais de Chans lyriques) désquéles lés sons et différences t'enseigneront plus de leur usage, qu'avertissement que je te puisse icy ajouter. Elnel'esbahis au reste de ce que j'ay séparé ces trois, le Cantique, l'Ode, et la Chanson, que je pouvois comprendre soubz l'appellation de Chanson : car, encor que nous appellions bien en François, Chanson, tout ce qui peut se chanter, et ces trois soient indifféremment fais pour chanter, comme leurs noms et leurs usages portent, toutesfois congnois tu bien qu'ilz ont en forme et stile quelque dissimilitude, laquéle teue t'eut fait douter, et comme je l'ay exprimée ne te peut que soulager. »

Malgré ses bonnes intentions, ce chapitre de Sibilet était quelque peu confus et incomplet, nous devons l'avouer. Mais pouvait-il en être autrement, à une époque ofi les genres lyriques nouveaux étaient en train de se constituer et de se préciser, etofi les poètes eux-mêmes en étaient encore aux tâtonnements et aux ébauches ? Sans se piquer de mettre une parfaite logique dans tous les détails et dans la conclusion de son exposé, Sibilet enregistrait ce qui était, au moins autant qu'il préconisait ce qui devait être ; il se bornait à indiquer ce que la poésie française offrait alors de plus artistique, et son mérite était grand non seulement de rapprocher et de distinguer les récentes variétés du genre lyrique, mais encore de proposer comme modèles David, Pindare, Horace, parmi les anciens, Marot et Saint-Gelais parmi les poètes de la dernière école française. Pouvait-il montrer un goût plus sûr à la date de 1348? El, à tout bien prendre, les idées de ce chapitre, nettement dégagées, ne semblent-elles pas des plus raisonnables ?

strophes, également du genre niarotique ; Si le désir qui me tourmente (à la fin du recueil de Forcadel, intitulé le ChanI des Seraines, Paris, Corrozet, f" 76 r").

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