‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 110 sur 509 · V. ci-dessus, pp. 67, 77 et · texte numérisé non relu

V. ci-dessus, pp. 67, 77 et

2. Traduction de distiques grecs de Dorât, qui suivent la préface de Muret.

comme Diomède, accompagné d'Ulysse durant la fameuse nuit de la Dolonide,

Ainsi, Ronsard, de Muret t'alliant.

Fausse le camp du vulgaire ennemi,

Quoiqu'une nuit ton chemin obscurcisse '.

Le volume des Amours se terminait par quatre Odes nouvelles :

1. — A Melin de Saint Gelais. Toujours ne tempeste enragée (Bl . II, 278. —

2. — Les Iles fortunées. A Marc Antoine de Muret. Puis quEmjon d'une

elJroijable trope (Bl., YI, 170. - M.-L., V, 157).

3. — Sl'R LES MISERES DES HOMMES. A AmBROISE DE LA PoRTE PaRISIEN. Moil

dieu, que nialheureus nous sommes (BL, II, 152. — M.-L , II, 202).

4. — A Cassandre. Mignonne, allon voir si la rose (Ibid., 117. — Ibid., 168).

La dédicace de la première n'a plus de quoi nous surprendre ; nous savons ce qui s'était passé au mois de décembre précédent et quelle ingénieuse diplomatie les amis de Ronsard avaient déployée pour le réconcilier avec Saint-Gelais'-. Peu de temps après la démarche que nous avons rappelée, Morel recevait de Ronsard une courte lettre, dont j'extrais les lignes suivantes :« L'ode de Saint-Gelais est faite, et ne veux la lui faire tenir sans vous l'avoir premièrement communiquée »^. Je pense que cette ode parvint à sa destination le 1'='' janvier 1553, me fondant sur la date de la lettre de L'Hospital citée plus haut et sur l'allusion qu'elle contient au projet d'élrennes de Ronsard. Saint-Gelais ne se mit pas en frais pour répondre : il se contenta d'adresser à Ronsard un sonnet qu'il avait jadis écrit pour Marot et dont il changea seulement le 'S^ vers, véritable énigme que Blanchemain me semble avoir éclaircie V Reconnaissons d'ailleurs que Ronsard se donnait un air

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