BI.,II
2. \'. par ex. l'Ode à Bouju^ aiilislr. i ; VOde au Roy qui commence le 2*' livre ; ]'()de de la Paix, Au Roy. antisUv x. Il écrivait à Dorât en 154'J : •• Puisse avenir que ma vois | Atire et ilate des Rois | Les grandes mains libérales I » iBl.,II, 446.)
3. Ronsard mit un an à préparer cette troisième édition des Odes (v. ci-dessus, p. 14L note 3). Unpassage de lOde à M' d'Anyonleswe coïncide exactement avec VElegie ù Cassandre, qui parut au 2*^ Bocage [v. ci-après p. 147 ; or la composltloa de cette dernière pièce doit, à mon avis, se placer entre le jour des Rois de janvier 1354 (date où Carie fit admirer à Henri II le talent épique de Ronsard) et la publication de VAnacréoii d Estienne, qui ramena notre poète de ses projets d'épopée aux humbles odelettes. — En outre VOde à Martial de Lonienie remercie ce secrétaire du roi d'un service qu'il semble avoir rendu à Ronsard soit à la fin de 1553, soit dans la première moitié de 1554, car Magny fait allusion à ce service dans les ïambes qui parurent en 1554. — Enfin, si la dédicace à Henri II est postérieure à la bataille de Renty 13 août 1554 , comme le prouvent les premiers vers, il y a lieu de croire qu'elle est antérieure à l'ode initiale des Meslanges : Xaguiere chanter je voulais.
146 GENÈSE ET ÉVOLl'TION
et il insistait en homme qui veut tout au moins se donner l'illusion de la vérité '.
Mais, à mon avis, la fin de la dédicace à Pasclial doit s'expliquer autrement ; elle ne contient qu'une boutade inspirée par l'impatience et le dépit - ; la meilleure preuve, c'est que Ronsard ne fit pas réimprimer cette dédicace, même en l'adressant ù un autre qu'à Paschal, tant elle était en désaccord avec les actes de toute sa vie. Voici ce qui s'était passé. Dans le courant de 1554, Ronsard avait eu de bonnes raisons de croire que sa fortune était faite. Admis familièrement à la table de Henri II, il avait reçu du roi lui-môme l'éloge le plus flatteur devant Pierre Lescot, l'architecte du Louvre. Celui-ci s'était alors empressé de faire sculpter sur l'un des frontons du palais une Renommée en face d'une Victoire, et, comme Henri II lui demandait l'explication de cette allégorie : « Sire, avait-il dit, j'ai représenté vis-à-vis de la Gloire du Roi la Muse de Ronsard ; et cette trompette qu'elle tient en main c'est la Franciade qui répandra par tout l'univers le renom de la France et de Votre Majesté. » Ronsard lui-même a raconté cette anecdote dans un poème qui parut en 1560 •''.Mais voici des vers de Robert de la Haye, qui, imprimés à la fin des Odes de janvier 1555, nous permettent de la faire remonter à la première moitié de 1554 :
HENRICO REGI ROB. HAYUS DE P. RONSARDO.
Quuin Musant Clanius '• tut posta- Prima in froitte domus tutv locaret.
Victricis comiteni dew : scienter Et plectiuiit et citharam rentovit illi. Mutons pro cithara tubant : « Sit, inquit, Posthac hccc lubicen : Lyiant Cttpido Mollis tollat : at hic canat poeta Nostri grandilocjuus trophcea régis, Diynam materiem tuba sonora. »
Eryo dcseittit lyram ftdesque