‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 133 sur 509 · Bl., 11, 203-2U4. Cf. pp 17(i-177 du même tome · texte numérisé non relu

Bl., 11, 203-2U4. Cf. pp 17(i-177 du même tome

2. Tout comme la Complainte contre Fortune, à Odel de Coligny, et l'épitre au même : L homme ne peut sçauoir, qui sout des années 1557-59 (Bl., VI, pp 156 à 170; 193 à 200). \'. surtout ce passage de la p. 199 :

Or aille qui voudra mendier à grand peine

D'un Prince ou d'un grand Roy la faveur incertaine...

3. Elégie à Pierre L'Esvot, » Conseiller et aumônier ordinaire du Roj' », en tète du second livre des Poèmes (Bl., VI, 192-93^. La fin prouve que ce poème fut composé après la mort de Henri 11. Cf. mon éd. critique de la Vie de Ronsard, Commentaire, aux mois « par tout le monde ».

4. Clanius, c'est P. L'Escot (ou Lescot), abbé de Cleremont et seigneur de Clauy ou Clagny près df Versailles.

DE l'iKI'VKE LYRTgUE DE HONSARD 147

Ronsardus merito ttiiis pocla

Ut liibam Clanii tonaiiter inflet-..

Il est presque certain que Henri II ne s'était pas contenté d'approuver l'acte et les paroles de P. Lescot, et que, dès le mois de janvier 1534, sous l'influence d'une lecture de Lancelot Carie dont Magny nous a parlé dans ses Gayetez, il avait chargé positivement Ronsard d'écrire la Franciade '. Notre poète s'était donc mis en devoir d'obéir à un ordre qu'il attendait depuis plus de quatre ans -. Ce grand roi ne souffre plus que je te cliaate, écrivail-il dans VElegie à Cassandre, vers le mois de février ;

C'est lui qui veut qu'eu trompette j'échange

Mon Luc, afin d'entonner sa louange.

Non de lui seul, mais de tous ses aïeus

Qui sont issus de la race des Dieus.

Je le ferai puis qu'il me le commande ■*.

Même déclaration dans l'ode A Monsieur d'Angoulesme, dont la composition remonte évidemment à la même date. Tu m'as appris à chanter l'amour, dit Ronsard à la Muse Polymnie,

Mais or' par le commandement Du Roi ta Lyre j'abandonne, Pour entonner plus hautement La grand' trompette de Bellonne.

Toutesfois ains que de tantcr L'instrument de telle guerrière, t'ai qu'encor' je puisse chanter Pour l'adieu cette Ode dernière ^.

Voil;\ qui est clair : dans les premiers mois de loo4 Ronsard fut sur le point d'abandonner la poésie lyrique pour l'épopée, et cela par ordre du roi.

Mais, soit tactique, soit impuissance réelle, Ronsard déclara qu'il redoutait l'effort d'une pareille entreprise, et sans honte il posa ses conditions. 11 n'entendait pas composer un poème laborieu.x à la façon

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