‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 153 sur 509 · Ode A Monsieur le Dauphin Bl., II · texte numérisé non relu

Ode A Monsieur le Dauphin Bl., II

4. Ou peut faire les mêmes remarques au sujet d'Hésiode, qui me semble avtur subi la même disgrâce que Pindare. arrêtée un instant par le même regain de faveur. Dans l'ode A Fr. Charbonnier, imprimée en nov. 1554, Hésiode est traité de menteur. Pindare sera traité avec la même irrévérence dans un sonnet A la riuiere du Loir (BI. V, 359 .

5. y. sur le Poêle courtisan et sur « Du Bellay poêle courtisan », H. Chamard, th. fr., 2*^ partie, les chap. vin et ix. dont j'adopte les conclusions, avec cette réserve que Du Bellay dans son poème s'est moqué, non pas des anciens adversaires de la Brigade en particulier, mais d'une façon générale de la condition du poêle à la Cour de Henri II. condition que, par la force des choses, il subissait lui-même, ainsi que Ronsard, à l'exemple de Saint-Gelais. — \'. aussi L. Clément (/^^i». de la Renaiss.y nov. 1904 pour qui Du Bellay a visé surtout Fontaine en empruntant quelques traits également à Paschal et à Saint-Gelais Nous pensons que cette satire a une portée bien plus générale et s'applique à tous les poètes du temps.

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goûts littéraires, réussirent à lui faire liriMer peu à peu ce qu'il avait adoré, et adorer ce qu'il avait brûlé '. Au demeurant, la docilité relative de Ronsard fat singulièrement aidée en l'espèce par son ardent désir de gagner tous les suffrages et par les impulsions de son propre tempérament, voluptueux et libertin.

La. Conliniiation et la îVouvelle Continuation di' s Amours eurent un tel succès qu'elles furent rééditées trois fois dès l'année 1557, à Rouen, à Râle, à Paris. L'é tition de Rouen, petit in-8° folioté, dont je possède un des rares exemplaires -, comprend trois parties. D'abord 4 feuillets préliminaires (y compris le litre général) et 72 feuillets (dont 5 pages de table alphabétique des sonnets), reproduisant la deuxième édition des AnjouM (1553) avec son appendice de quatre odes; mais l'éditeur, Nicolas le Rous, a spontanément fait disparaître les portraits liminaires, ainsi que toute trace de commentaires et d'annotations ; en revanche il a inséré en guise de préface, bien mal à propos, les ïambes contre un mesdisant de Ronsard, qui n'offraient plus qu'un intérêt rétrospectif 3. Ensuite 80 feuillets, ayant pour titre Continuation première et seconde des Amours, et reproduisant du f » 2 r° au f» 39 v la Continuation (1535), moins la gai/eié l\na.\e, J'ai vescu deux mois ou trois *, du f" 40 r° au f° 80 v° la Nouvelle Continuation ClooC), moins les tables d'errata. Enfin 108 feuillets, reproduisant la première édition du 2" Bocar/e et de^^ Meslanges (1554) ; le portrait de Ronsard et le long privilège du Bocage ont seuls disparu ; en revanche, N. le Rous a inséré entre les deux recueils un treizain décasyllabique anonyme A P. de lionsard.

L'édition de Bnle, dont on ne connaît qu'un exemplaire, est identique à celle de Rouen, avec cette différence qu'elle n'en contient pas la troisième partie Prosper Blanchemain, qui l'avait acquise, en a donné

î. Ce qui restait de pindarisme dons son esprit se transforma eu poésie épique ou en poésie oratoire, et ce n'est pas une des moindres beautés des Hymnes et des Discours, voire même de la Fraiiciade.

2. Cette édition n'existe à ma connaissance dans aucune bibliothèque publique de France, d'Angleterre, d'Allemagne, d'Italie. Un autre exemplaire est à la Hofbibliotek de Vienne communication de M. Constantin Bauer , et un troisième dans la bibliothèque du professeur Stengel, de Greifswald Hartwig, ftonsard-Sdidien, I, Greifswald, 1901, p 17i. D'après Brunet .VianueZ, IV, p. 1379 , certains exemplaires contiennent des airs notés. — Ni privilège, ni achevé d'imprimer

3. En outre, l'absence du nom de leur auteur, O. de Magny, pouvait les faire attribuer à Ronsard en personne, ce qui n'a pas manqué (v. ci-dessus, p 118 .

4 Cette suppression s'explique par ce fait que la dite gayeté est reproduite plus loin à la place qu'elle avait déjà dans le 2« Bocage.

une description sommaire dans la notice bibliographique de son édition de Ronsard '.

L'édition de Paris, in-8° paginé, également rare -, parut chez V. Sertenas, indépendante de celles de Rouen et de Bâle, et très sensiblement ditTérenle. En effet : l°elle est formée simplement de la Continuation et de la Nouvelle Continuation d^s Amours, juxtaposées sous le titre unique de Continuation des Amours. 2° Les distiques latins de Dorât, qui venaient en loofi après la dédicace de la Nouvelle Continuation, sont placés cette fois en tête du volume, au verso du litre. 3° Deux sonnets ■' et l'avant-dernier des 13 quatrains Sur la jenisse de Myron, du recueil de looo,ont disparu, ainsi que les pièces de Belleau et de Mallot, qui formaient l'appendice du recueil de 1356 à la suite de l'épilogue de Ronsard .4 son livre ^. i° En revanche trois gayetés sont ajoutées à la. suite des pièces qui composaient le premier de ces recueils 5. 5° Le texte primitif a subi déjà de nombreuses et fortes variantes, notamment celui de l'ode Belleau, s'il est loisihle ans nouveaus d'inventer, qui a perdu sa 3'^ strophe entière, et celui de la chanson 11 m' advint hier de jurer, dont les premiers vers sont tout transformés.

Ces menus détails pourront paraître oiseux, lis sont cependant de la plus grande importance, car ils m'ont permis d'établir avec certitude que, pour les deux Continuations des Amours, les éditions de Rouen et de Bâle reproduisaient, non pas la réédition parisienne de 1337, mais les éditions originales de 1333 et 1336, — et, par suite, de reconstituer intégralement le contenu des 18 feuillets arrachés à l'unique exemplaire de 1336 fî. A ce sujet j'avais d'abord fondé une série de conjectures sur les allusions historiques ou littéraires de quelques pièces, datées jusqu'alors de 1360 '', et sur certains errata que signale heureusement

1. \'III, 81 et 149. Ce précieux vol. appartient actuellement à son (Ils. M. Paul Blanchemaln. et se trouve dans la bibliothèque du château de Castel Hii-a\' .Indre .

2. V. Catalogue Bibl. de Huble (E. Paul et Guillemin, 1899; : Calai. Bibl. Herpiii (W., 1903) ; Catal. Bibl. Fonteneau Durci, 1905) I> exemplaire de la Bibl N'ai. (Rés. pYe, 370} provient ditne quatrième vente ;1903 . — 11 ne contient ni extrait de privil., ni achevé d'imprimer. Mais il est permis de penser que le vol. parut dans les cinq premiers mois de lôJT. car le 11 juin Ronsard obtenait un nouveau privil. qu'on n'aurait pas manqué d'y reproduire. Au reste, Ronsard quitta vraisemblablement Paris au mois d'août, effrayé jiar le siège de Saint -Quentin

3. J'aurai tousjours. et ; Pourtant si la niaistresse [Bl., \'III, 142|.

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