‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 155 sur 509 · Bl., I · texte numérisé non relu

Bl., I

5. BI., VI, 193 à 200 V. ci-dessus, p. 146, note 2 Je date celle pièce d'après les allusions à la défaite de Saint-Quentin, à la captivité de Montmorency et de Gasp. de Coligny, aux travaux des champs qui occupent Ronsard.

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ù la Fossonnière (où le retiennent d'ailleurs des affaires de famille * et peut-être aussi la crainte du siège de Paris par les Impériaux 2), se rend de Couture à Bourgueil, pour offrir une « quenoille vandomoise » à Marie de Pin 3. C'est probablement encore au sujet de Marie que Ronsard écrit alors " l'amourette » Or que l'hyver..., bien que l'héroïne de cette idylle ne soit pas nommée *. Mais il s'en tient là et ne larde pas à quitter la belle, pour avoir fait définitivement « accointance d'un autre serviteur » 5. —Il la revit toutefois à Tours en avril 1560*' et déclara quelques mois après, dans le plus passionné des épilogues, qu'il l'avait « six ans plus que son cœur aimée » ^.

Chose remarquable, la Nouvelle Continuation des Amours une fois publiée, l'œuvre proprement lyrique de Ronsard subit une éclipse, ou, si l'on préfère, un temps d'arrêt, pendant plusieurs années. Non pas qu'il ait manqué tout à coup d'enthousiasme ou d'expansion, car la plupart des pièces écrites de 1556 à 1560, et au delà, sont pleines de confidences sur ses allées et venues, ses aspirations et ses déboires, ses joies et ses chagrins, sa personne en un mot. Mais ces pièces, lyriques dans le fond, ne le sont pas par la forme ; du moins les petits vers et les strophes s'y font rares. L'édition collective de novembre-décembre 1560 contient à peine dix odes et chansons de plus que les recueils antérieurs. Les voici par leur premier vers :

1. — Jr suis amoureux en deux lieux (BL, I, -441 — M.-L.. VI, 378), chanson qui peut s'appliquer soit à Cassandre et à Marie, soit plutôt à Marie et à une troisième femme qu'il aurait aimée eu 1358 ou 59, et qui pourrait bien être Sinope*.

1. Son frère aiiir, Claude, étant mort en septembre 1556, il avait été nommé tuteur de ses neveux et nièces (Froger, Hev. hisl. du Maine, 1884, l"^' seni., pp. 115, 227 à 230).

2. Après la prise de Saint-tjuentin (août 1557) et même avant, les Parisiens s'éloignèrent de leur ville.

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