V. ci-dessus, même page, note 5, sur Sinope
IlE l'iKLVHE LYRIQl'F. DE RONSARD 177
2. — Si j'mjme depuis naguère (II, 106. — II, 221), ode qui, écrite en 1538 on 311, fut inspirée par une « chambrière » ; elle ne peut donc s'appliquer à Marie, que le poi^'le aimait depuis plusieurs années et qu'il n'aurait pas appelée ainsi'.
3. — .Vi la fleur qui porte le nom (II, 107. — II, 223), ode bachique, où Ronsard use encore, malheureusement, des énigmesmythologiques de sa première manière, pour célébrer la fleur de vigne et A.nacréon -.
4 Donc, Belleau, lu portes envie (II, 423. — II, 299)3, ode que Ronsard écrivit à son ami au moment où se décida l'expédition de Naples par François de Guise ; Belleau, appartenant alors à la maisou du marquis d'Elbeuf, frère puîné des Guises, suivit son protecteur en Italie, de décembre 1350 à octobre 1337.
5. —Gaspard, qui loin de Pégase (II, 233. - II, 300), ode adressée au vieil ami Gaspard d'Auvergne, qui, d'après le début, semble avoir fait partie de la Brigade, bien que Ronsard ne lui ait pas consacré un seul vers de 1343 environ à 1360 ^.
6. — Hardi, celug qui le premier (II, 361. — II, 443), ode écrite en faveur d André Thevet, Angoumoisin, moine voyageur qui avait déjà publié \d. Cosmographie du Levant en 1334, et, au retour de l'e.xpédition de Villegagnon au Brésil, les Singularilez de la France antarctique (1338)5.
7. — Mes vers au nom de Pan il faut commencer, Muses (IV, 83. — 111, 430), dialogue lyrique ou suite de couplets amébéens, qui agrémente l'églogue à Jean du Thier, seigneur de Beauregard, secrétaire d'Etat et des Finances du roi, dont les libéralités ont retenu quelque temps Ronsard à la Cour ".
1. M. Dreyfus-Brisac pense au contraire qu'il s'agît de Marie [Au Pays de Ronsard, Paris, Jouaust, 1887, p. 19 . Cette opinion parait plausible quand on songe que Ronsard a tenu le même langage dans un sonnet ;\ Marie : Aidtre j'en jure Amour ...., et que. de son côté, Baïf dans Annjmonc a développé le même thème à Ronsard épris d'une <i simple paisanle ». Mais cela vient de la hantise d'une réminiscence horatienne. V. ci-après, 2" Partie, Section II, chap. sur l'Ode erotique, § III B,