‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 158 sur 509 · V. ci-dessus, p. 38, note · texte numérisé non relu

V. ci-dessus, p. 38, note

5 On chercherait vainement celte ode parmi les liminaires des deux seuls ouvrages que Thevet ait publiés avant 1560. On ne la trouve qu'en tète de la Cosmographie Uniuerselli- (l.'i75), avec des pièces de Uorat, Du Bellay, Bail' et Jodelle, qui remontent comme elle à 1558 ou 59. Thevet publia encore les Vies des Hommes Illustres, en 1584. Mais comme il n'avait pas compté Ronsard parmi les Illustres, son nom fut remplacé par celui du voyageur Belon, en 1586, dans l'édition ne oarietur de notre poète. — Sur Thevet, v. la Xotice de la réédition des Singularitez par Gaffarel (1878) et ce que nous avons écrit nous-ménie dans la Het'. de ta Henaiss. de février 1903. pp. 65 à (>!•.

G. Elle fut écrite certainement entre oct. 1557 idate où Belleau revint d'Italie et

PIERRE DE RONS.4Hl>. V^

8. — Qui veull sçaooir Amour el su nature (I, 216. — 1, 192), chanson adressée à Olivier de Magny, sur un vieux thème, dont Ronsard avait pu lire le développement par antithèses dans le Roman de la Rose, dans Alain Chartier, Bembo, Mellin de Saint-Gelais et Cl. Marot'.

9. — Or que l'hyver roidisl la glace espesse[], 218. — 1, i9i),amoureUe dans le genre marotique, sorte d '« oaristys » de couleur bien française, qui fut inspirée soit par Marie, soit par «toute amour vagabonde b qu'il « poursuivi'.» de luo8 à 1560,

Des l'heure que son cœur du sien s'est départi -.

Ajoutons, pour ne rien omettre, un groupe d'inscriptions ou devises écrites pour un divertissement royal-', et un groupe d'épigrammes ou odes monostrophiques, traduites du grec (de VAnlIiologie e\. de Sapho), qui vinrent se joindre à celles de 1333 et S5*.

C'est vraiment peu pour un intervalle de quatre ans et demi, surtout si l'on considère l'abondante production des années précédentes. Et ce sera tout jusqu'en 1562 ou 03. Comment expliquer ce fait''

Le poète a-t-il cherché à se renouveler, comme il y avait déjà réussi en écrivant les Amours, les Folastries, les Hymnes^, et dans celte intention a-t-il préféré d'autres formes que celles de la strophe pour y couler sa pensée? Ou bien les divers filons qu'il avait exploités jusqu'en 1356 étaient-ils épuisés ? 11 avait tiré de Pindare tout ce qu'il pouvait, et même plus qu'il ne devait. Avait-il également « découvert » aux: Français tous les <i secrets » de Catulle, d Horace, de Stace, d'Ausone, de MaruUe, de Second, de Navagero, d'Anacréon, de Sapho, de Bion, de V Anthologie f' ? Soa maiUre Dorât semble lui avoir indiqué de 1533 à 1337 de nouvelles sources d'inspiration, Lucrèce, la Bible, Théocrile, Claudien, les grands phénomènes de la Nature, Dieu, les joies simples de la vie champêtre. 11 suffît pour s'en convaincre de lire les distiques latins, signés Auratus, qui parurent en tète des Hymnes :.Post queru-

juillel 1;)59 (d.ite de la iiiorl de Henri II). — l'ourles relations de Ronsard et de son bienfaiteur, v. la fin de cette églogue, l'épitre à Dn Thier : Qui fait bonneurSiix fioj/s, et deux sonnets au même, qui datent également de 1558 ou 59 Bl., V, 337).

1. X. ci-après, '2"^ P.Trlie, Section II, ch. sur l'Ode erotique, § H.

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