Elégie à Geneure. qui date de 1561 BL, IV
3. BI., ÎV, 195 à 200. — M.-L.. VI, 178 à 184. V. ci après, p. 183
4. Une seule est imitée de Martial. Bl., VI, 408, pièces 1, 2 et 4 ; 409, pièce 1 ; 410, pièce 3; 417, pièce 1. — M.-L . II, 56, pièces 3 et 4 ; 57, pièces 2 et 3 ; VI, 230-237. deux pièces qui se suivent.
5. Il termine en 1555 VHynuie des Daimons en appelant leur mauvaise influence sur la tète « de ceux, qui oseront mesdire des chansons qu'il accorde à sa nouvelle Ivre « (BI., V, 137).
6. V. VEiiisIre au Card. de Lorraine ,BI., VI. 291 . Cf. la Comphiinlc contre Fortune nbid , 159i. on il se vante d avoir imité mille choses
Dedans les livj-es Grecs divinement encloses.
riE l'ikcvhk lyrique dr konsahu 179
los in (tviore. modos '...; do recueillir dans deux égiogues de lo38-n9 les vers relatifs à « .lanot Limosin », qui s'est donné tant de mal pour faire jouer de la « loure » ou de la « clialemie » à Ronsard, « contrefaisant la Muse
Qui sonna les bergers es bois de Sjracusc - » ;
de remarquer enQn qu'un troisième chant pastoral et les idylles de la Quenoille, du Cijclope amnureux, du Voyage de Tours, deV Elégie à Marie datent de cette époque-là, ainsi que l'épître élégiaque où Ronsard, suivant l'exemple de Saint-Gelais, a paraphrasé le Vieillard de Vérone de Claudien^, et celle où, d'après Ménandre et Philémon, Lucrèce et l'Ecclésiaste, ila dépeintl'existence misérable et monotone de l'humanilé ''.
Ces explications ne sont pas sans valeur. Mais il en est une autre qui me sembleplus sûre, car, après tout, la forme de l'ode eût aussi bien convenu à la plupart de ces idées, de ces sentiments et descriptions. C'est que les rythmes lyriques exigent plus de travail et d'art que les autres, par conséquent plus de loisir ; que les vers alexandrins ou décasyllabiques, à rimes suivies, sont plus voisins de la prose, par conséquent plus faciles à écrire et aussi plus propres aux genres que j'appellerai pratiques, tels que l'épitre, le discours, la pastorale, l'élégie et tout poème ayant pour sujet une requête, un éloge, une satire morale, un remerciement. Or de loo.j à 1360, Ronsard fait surtout de la littérature pratique. 11 consacre la plus grande partie de sa verve, même durant ses retraites en Vendômois, à solliciter les puissants, ou ceux qui les approchent, depuis le roi et sa favorite jusqu'aux trésoriers de « l'espargne » et aux simplessecrétaires du roi. Bien qu'ilait obtenu vers la fin de 1335 la cure-baronnie d'Evaillé, ajoutée à sa cure de Ciialles ^, il ne cesse pas, tout en rendant grâces de la bienveillance qu'onlui témoigne en promesses, de se plaindre, de protester, de flatter, de blâmer, de demander encore, avec un mélange d'impudence forcée qui nous cb.oque et de honte sincère qui nous désarme ''. Tous sesefTorts tendent à deux fins : il veut devenirle poète officiel delà Cour de France, et d'autre part obtenir des sinécures lucratives, « eveschez, prieurez, abbayes " ».
L'insuccès de ses tentatives antérieures ne lavait rebuté que très