‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 188 sur 509 · Bl., II, pp. 233 à · texte numérisé non relu

Bl., II, pp. 233 à

3 Id., VII, p. 113.

4. Biblioth. de l'Institut ; Q, A'', 116. Titre complet : Les Trois livres du Becueil des Xouueiles Poésies de h*, de lionsard gentilhomme Vandùmois. Lesquelles n'ont encores esté par cy deuant imprimées. Ensemble une epistre par laquelle succintement il respond à ses calomniateurs. Seconde édition. Paris, (r. [iuon, î^64. Cf. Bl. \'1II, 84 ; Martv- Laveaux, V, 449.

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date. 4° Ur l'Epîlre au lecteur parle deux fois d'un édit de Charles IX contre les libelles, qui est du 10 septembre 1563. En outre, le sonnet llien du haut ciel a été inspiré par une chute de cheval que fit Catherine de Médicis à Mantes vers le 13 du même mois '. 3° D'autre part, les huit dernières pièces du recueil ont été réimprimées par les huguenots dès le 13 novembre -. 6° Donc les Nouvelles J'oësics parurent pour la première fois dans le courant d'octobre 1363.

Quatre pièces de ce recueil intéressent directement notre étude. Elles appartiennent au second livre :

1. — Chanson. Douce maistresse touche (Bl., 1,225. — M.-L , I, 201).

2. — Eglogue. Daphnis et Thyrsis. Contient une suite de couplets amébéens

ou ode en dialogue : Du puissant Jnppiter les Princes ont leur estre (Bl., IV, 97. - M.-L., III, 442).

3. — Chanson en faveur de M"'-' de Limeuil. Quand ce beau printemps je voij

Bl., I, 220. - M.-L., I, 196).

4. — A M.ADAMR. Pallas est souvent d'Homère (Bl., II, 206. — M-.L , II, 711.

A qui itonsard adressait-il le numéro 1 ? A Genêvre, la blonde aux yeux noirs, sa maîtresse de la Ville, ou à Isabeau de Limeuil, la blonde aux yeux bleus, sa maîtresse de la Cour ? On ne peut le savoir, car il les a aimées l'une après l'autre ou simultanément dans cet intervalle de trois ans qui sépare sa première édition collective du recueil des IVouvclles l'orsies, et ce recueil contenail à la fois les pièces inspirées par l'une et les pièces inspirées par l'autre ^. Que Genèvre frttla femme de l'avocat Filaise de Vigenère (quai de la Tournelle) ou celle d'un concierge de prison (faubourg Saint-Marcel), ou plutôt une jeune grisette désolée de la mort de son premier amant, comme le poète nous la représente *, il est certain que Ronsard l'a aimée ardemment et qu'elle

1. L'accidentse produisit du 1*2 .au 18 septembre 1503. \'. Corrcsp. de Catlierine de Médicis par H. de la Ferricre, t. II.) — On trouvera le sounet dans Bl., V, 31(i.

2. Je dois ce précieux renseignement au libraire A. Durel. Cette réimpression, faite soit à Lyon, soit à Orléans, a pour titre : Soniielz excellens dédiez au Roy. à ta Royne et autres, de iinuention de Messire t^ierre de Honsardj geiitilliotiiine Vandomoys. Evesque futur. Imprimé nouuetleuient. S. 1. 1563. A l'intérieur : Sonnetz de Messire P. de Ronsard nouvellement imprimez ce jourd'tiuy XV novembre. \'oici les huit pièces ; Le jeune Hercule au berceau combattit^ Rien du haut du ciel te destin ne propose. Si Dieu {Madame n'estoit Iiors de ce monde Ail.. V, 304, 310. 314), Par une Roy ne où sont toutes tes grâces

\'1I, 169), Je suis la nef, vous estes mon pilote (1,423 , Esse te ciet qui nous trompe. Bourdin (V, 343 . .4 moy qui ay conduit en Erance tant d'armées t\'ll, 193), Je meurs, Pasclial. quand je la voy si belle 4. 48 .

3. Citons entre autres ; A Isabeau, 1" le sonnet-dédicace du premier livre Quand on ne peutt sur te chef d'une Image, 2'^ l'élégie .Si le ciet qui la foy des amans favorise, ^0 lelégie Douce maîtresse, àquij'ay dédié, 4^ l'élégie De vous, et de fortune, et de moy je me dents, 5" l'élégie Oyant un jour redoubler mes souspirs. A (it-nèvi-e, l** l'élégie L'autre jour que j'estois assis auprès de vous, 2" l'élégie Genevre je te prie^ escoute par pitié, 3" l'élégie Ce me sera plaisir. Genevre, de t'escrire.

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