BL, IV, 224 à
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lie lui (Jnnna paslieude pétrarquiser. Celte passion dura au moins une nnée, de juillet 1561 à juillet lo62 ' ; après quoi ils se séparèrent à l'amiable et se donnèrent un mutuel congé très philosophiquement -. Mais il est aussi difflcile de se prononcer sur l'adresse de cette chanson que de décider quelle est la femme dont il s'agit dans le sonnet qui clôt le recueil :
Je meurs, Paschal, quand je la voy si belle'.
Ronsard placera les deux pièces l'une près de l'autre en 1367, et Belleau notera que le sonnet « est fait pour la mesme Damoyselle » que la chanson. Cependant certains détails du texte me portent à croire que la chanson fut inspirée par Genèvre, douce et facile, et le sonnet par Isabeau, un peu plus fière, comme il convenait à son rang.
Elle était en effet d'une naissance très noble, Isabeau de la Tour, demoiselle de Limeuil, fille d'honneur de Catherine de Médicis. Mais aussi elle était la plus belle de cet « escadron volant » dont Brantôme nousaraconté la galante existence. Son charme puissant ne fut pas étranger à la paix d'Amboise, et la reine mère s'en servit pour tenir en laisse à la Cour le sensuel prince Louis de Condé, qui en 1363 et 64 n'hésita pas à sacrifier à l'amour l'intérêt de ses coreligionnaires. H. de la Feirière a retracé cette période agitée de la vie d'isabeau, et donné la liste de ses amants successifs ou simultanés*. Parmi eux figure Ronsard, qu'elle a vraiment bien inspiré dans la gracieuse chanson Quandce beau prinlemjjs jevoij. C'est une imitation de la douzième canzone de Pétrarque ; mais il y avait longtemps que l'idéalisme de ce modèle ne lui suffisait plus, et les détails voluptueux empruntés plus ou moins directement à Catulle, à l'Arioste, à Sannazar et à Jean Second exprimaient mieux ses sentiments naturels et l'amour tel qu'on l'entendait dans l'entourage de Catherine de Médicis^. H m'est arrivé de croire, d'après le titre de cette chanson et quelques autres indices, que
1. V. les détails ilonnês par {{oiisard (lit., I\', 224, 3U7, 313). Or, d'après la Cor^ resp. de Catherine de Médicis, la cour s'installa à Sai[it-Gerniaia en Laye le 15 juillet 1561 ety séjourna jusqu'au 7 mars. Puis, après avoir été à Monceaux, Fontainebleau et Melun, elle séjourna à Paris du 8 avril au 12 mai ; enfin elle est à Vinceanes en juin et juillet 1562.