Même sujet que celui de l'ode A/iffnonne, allon voir
5. Réminiscence d'.^ulu-Gelle. Nuits Atliques. liv. XIX, n" xi.
6. Imitation lointaine d'un fragment d'Alcée, conservé par Athénée.
7. Au f^ 34 des Poèmes de 1569. on lit un sonnet de René Bellet Angc\'in " en faveur de M. de Ronsart isic). et de sa Franciade », qui prouve que notre poète non seulenient travaillait à son épopée en 1568 et 69. mais soumettait ses vers manuscrits à l'appréciation de ses amis. Ce sonnet fut réimprimé en 1572 parmi les liminaires de la Franciade.
D'autre part, il est presque certain que Ronsard avait alors pour livre de chevet la deuxième édition des neuf lyriques grecs de H. Estienne, parue en 1566 avec trad. latine.
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de relire, après un chant de l'épopée qu'il est en train d'élaborer, ces jolies bluettes de 1569, plus les sonnets exquis que lui inspirent ses amours d'automne ^ l'élégie à Cassandre : L'absence, ny l'obly, ny la course du jour, deux autres élégies à d'autres femmes : Corne un guerrier refroidy de prouesse, et Pour vous aymer, maîtresse, je me tué, enfin et surtout le /?os.'îî37io/ eiVAmour Oyseau, (\\\\ parurent dans le même recueil °. Sans rien exagérer, les quatre cinquièmes des J'ocmes de 1369 sont consacrés à chanter les plaisirs des sens par un poète
Qui brille tl'autant plus (|ue le bois n'est plus vert,
et qui fête l'agonie de « l'hydre » huguenot, la tête couverte de lleurs, et la bouche « gaillardement mouillée de vin d'Anjou ^ ».
Aussi ne doit-on pas s'étonner que Th. de Bèze, dans la préface latine de l'édition expurgée de ses Poemata, parue précisément en 1369, ait fulminé contre l'indulgence, disons mieux, contre la complaisance des catholiques à l'égard des poètes erotiques et de Ronsard en particulier : « Quand parurent, dit-il, les Amours d'un autre, poète assurément meilleur qu'homme privé,.... et du même d'autres poèmes en nombre presque infini (on les publie maintenant encore tous les jours et rien ne se colporte plus communément là-bas dans les rues, eux-mêmes ne nieront pas ce fait), quand donc l'un d'eux est-il intervenu *? »
Après la paix de Saint-Germain (août 1570), assez favorable aux protestants, Ronsard put revenir à Paris. On le trouve en effet à Gonflans,
M. Froger a en effet trouvé, dans la bibliothèque du château de la Groirie (à Trangé près du Mans), un exemplaire de cette édition avec la mention manuscrite * « Ce livre appartient à Monsieur de Ronsard. » [Congrès proi'incial de la Société bibliographique tenu au Mans lesîk et 15 nou. 1893.) Or ce vol. contient quelques poésies que Ronsard a pu a pillotter » pour certaines pièces des Poèmes de 1569. entre autres un fragment d'AIcée : nivio|ji£v zi tov \'j/'io'/ à(Jiij.ivojJL;v ; SixxuAoî àpépa..., qui lui a donné ce vers ; « Boivon, le jour n'est si long que le doy. »
1, V. ci-dessus, p 232, note 4.
2 Bl., IV, pp. 302. 315, 319, 395 ; V. 118. Le Rossignol est écrit en souvenir de Genèvrc. Quant à l'élégie Corne un guerrier, il se peut que R. l'ait écrite à Isabeau de Limeuil alors qu'elle était la maîtresse de Condé ^1563-65), mais qu'il ne l'ait publiée qu'après la mort de Condé en ne désignant personne ; devenue baronne deChaurnontsur-Loire par son mariage avec Sardiui, Isabeau était la voisine du prieur de Saint- Cosme en 1568-69. Enfin l'élégie Pour vous aymer, maîtresse, est adressée à une femme mariée, que le poète veut séduire et qu'il presse vivement ; rien de plus ardent et de plus réaliste que ces vers.