‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 210 sur 509 · ci-dessus, p. 231, notel · texte numérisé non relu

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rades ; l'ode « à la Muse Cleion », Muses mis ijcus noirs, mes pucelles, était seule radicalement supprimée *.

Quant aux deux livres des Poèmes de 1569, ils venaient grossir surtout le volume des Amours e\. celui des Elégies et des Mascarades. Leurs pièces lyriques étaient ainsi réparties : le n" 1, le Chant triomphal, obtenait une place à part à la fin du tome 111, entre un livre de Sonets à diverses personnes et l'Abbregé de l'Art poétique; les n°^ 2, 3, 4, 5, 6 et 8 étaient placés à la fin du tome V, parmi les Mascarades, qui formaient une section deux fois plus volumineuse que les cartels et les mascarades réunis de Marot et de Saint-Gelais; le n° 7 enfin, le Baiser, terminait le deuxième livre des Amours, ainsi que les vingt et un sonnets erotiques de 1569, immédiatement avant la délicieuse élégie de 1560, Marie, à celle fin que le siècle advenir, qui servait d'épilogue. Il est très probable que Ronsard avait, après la mort de Charles de Pisseleu (septembre 1564) - et dès sa nomination de prieur en Touraine, renoué ses anciennes relations avec Marie du Pin ; d'autant plus facilement que, grand amateur de chasse, il élevait à Bourgueil (à quelques lieues de Saint-Cosme) des chiens, un faucon et un tiercelet d'autour, que lui avait donnés Charles IX 3. La meilleure preuve que nous en ayons, c'est la place qu'il donne à ces vingt-deux poésies dans l'édition collective de 1371 ; il en existe une autre, qui n'est pas moins forte, c'est le sort qu'elles eurent en 1578 après la mort de Marie : Ronsard n'en laissa qu'une, en façon d'épilogue, au second livre des Amours * ; cinq furent supprimées, et seize, y compris le Baiser, rangées dans le premier livre des Amours, consacré à Cassandre, qui survivait.

Nous devons penser que l'édition de 1571 eut un très grand succès, car dix-huit mois s'étaient à peine écoulés que Gabriel Ruon en réimprimait une quatrième, dont le premier tome paraissait en décembre 1572 et les cinq autres en janvier 1573 ^, avec le lourd supplément des quatre livres de la Franciade, déjà publiés trois semaines après la Saint-Barthélémy.

1. La table des fWps conlient une lacune en 1571 : le n" 31 du troisième livre, Donc,BeUeaii, tu portes envie, n'est pas mentionné dans la table, mais il se trouve dans le texte à la place qu'il avait en 1567. Cf. Hibl. Xat., Hés. Ye, 1885.

2. Pour cette date. v. Archives dép. d'Indre-et-Loire, relatives à l'abbaye de Bourgueil.

3. Vie de Ronsard, par Cl. Binet. On ne lit ces derniers détails que dans la rédaction de 1597. En 1586, hinet a\ait simplement écrit : »< Sa demeure ordinaire estoit ou à Saint Cosme, lieu fort plaisant et comme l'œil de la Touraine, jardin de la France, ou à Bourgueil, à cause du deduict de la chasse auquel il s'exerçoil volontiers, comme aussi à Croix-val

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