‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 22 sur 509 · XXXII LES POESIES LYRIQUES DE PIERRE DE RONSARD · texte numérisé non relu

XXXII LES POESIES LYRIQUES DE PIERRE DE RONSARD

Jean Martin avait publié h la fin de sa traduction de YArcadia de Sannazar une pièce lyrique, dont voici le titre exact: « Traduction d'une ode d'Horace des louenges de la vie rustique ». Or la dédicace de ce volume, qui est datée du 13 avril 1344 (n st.), nous apprend qu'il a été « mis -au net » durant Thiver de 1343-44 '.

Bartli. Aneau avait écrit dans la satire de Lyon mai-chant, qui est de 1341 :

Vers luy je fuz : et demouraj- long temps

Harmonizant en tous, et haulx et bas.

En luy sonnant Hymnes et Vers Ijriques, Psalmes, Peaus, et Odes pindaricques ^.

Jean Bouchet avait adressé vers 13-20 à Nicolas Parvi, « ragent de Paris et lors estudiant à Poitiers », une Epistre familière, « responsive à une ode latine », qu'il admirait en ces termes :

J'ay veu ton ode et carme de louange Où tu pretens faire de moy loup ange .. II m'a semblé qu'estois en paradis Des orateurs, où l'on va par abdltz Et seeretz lieux des Muscs Sicllides Armonisants es ombres Castalides, Et que voyois Apole chevelu Citharisant, dessoubz son ehief velu, A ton honneur une Ode morphéique ^.

Enfin Jean Lemaire l'avait employé dès 1311 dans le Temple de Venus :

Là recite-on d'invention sapphique Maint noble dit, cantilenes et Odes, Dont le style est subtil et mirifique.

Or Ronsard connaissait très bien Lemaire ; c'était un de ses poètes de chevet ; nous verrons qu'il a imité sa prose et ses vers ; il s'est inspiré notamment de ce passage du Temple de Venus qui contient l'éloge de la Renaissance lyonnaise et des genres lyriques nouveaux cultivés dans la Florence française dès le début du xvi" siècle *. Comment n'eùtil pas remarqué dans son auteur favori le terme dont il revendiquait la

1. Bibl.Nat.,Rés., Yd, 1184. Le privilège est du 11 avril 1543 avant Pâques ,d.sI. 1544i.

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