‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 23 sur 509 · Bibl. Nat , Kcs., 'i'd, 1656. La citation est au f" 7 r · texte numérisé non relu

Bibl. Nat , Kcs., 'i'd, 1656. La citation est au f" 7 r

3. Epilrc XXI, f» 22 de l'édition originale (Poitiers, 1545). — Nicolas Parvi ou Petit est mort en 1532, à 35 ans cf l'iîpitre LXX\'III de J. Bouchet .

4. Ce poème fait partie du traité de la Concorde des deux langages. V. les œuvres de Lemaire, éd. Stecher, 111, pp. 110 et suiv. fie mot ode est à la p 112), et cf. dans les œuvres de Housard, éd. Bl., II. p. 127, une ode A sa Lire publiée en 1550 ; ci-après, 2*^ Partie, l'Ode grave i§ sur les odes littéraires imitées d'HoraceJ.

INTRODUCTION XXXIll

paternité avec un soin si jaloux ? Peut-être fut-il de bonne foi en afïirmant qu'il usait le premier de ce nom d'ode ; peut-être aussi payait-il d'audace, sachant très bien que le mot existait, mais qu'il n'était pas très connu. On lit, en effet, dans le Quintil Horalian : « Vray est que le nom ode a esté incogneu comme peregrin, et grec escorché, et nouvellement inventé entre ceux qui en changeant les noms cuydent desguyser les choses » '.De son côté, dans la Rrieve exposition qui commente le Recueil de Poésie de Du Bellay (1549), Jean Proust écrivait à propos du mot Prosphonemaliquc : « Il ne fault trouver estrange la nouveauté du terme, veu que les Latins ont pris des Grecs les noms de leurs proësmes, et que nostre langue depuis peu de temps a desja receu ode, epithalame, panégyrique et autres » '-. Bien que Peletier dans ses Œuvres Poétiques (JoiT) et Sibilet dans son Art -poétique (1548) aient employé le mot ode plusieurs fois sans le signaler à l'attention des lecteurs, il résulte de ces deux passages que c'était un néologisme encore peu répandu en janvier looO 3. Quoi qu'il en soit, c'est un fait désormais acquis que Ronsard a eu tort de s'attribuer l'invention de ce mot. Il l'a seulement naturalisé et tout de suite vulgarisé par son recueil de 1530 ''. Et l'on peut s'étonner encore qu'il ait mis là son orgueil ; quel mérite, en effet, y avait-il à appeler ode ce que les poètes latins du temps de François !"■ appelaient couramment oda, par exemple Conrad (Oiicf aliquût, lo3U), Salmon Macrin (Odarum libri VI, 1337), Jean Second (Odarum liber unus, 1.j41) ? On intitulait alors les vers lyriques d'Horace indilléremment Carmina ou Odiv. Donc ce mot, Ronsard ne pouvait même pas se vanter de l'avoir « escorché du grec », comme dit Aneau s.

Mais à côté de cette revendication au moins naïve, Ronsard en aflirmait une autre plus intéressante ; avec le monopole du mot il réclamait

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