‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 220 sur 509 · Cette pièce faisait partie des Poëmes depuis · texte numérisé non relu

Cette pièce faisait partie des Poëmes depuis

4. Cette pièce avait été placée en 1571 à la fin des Mascarades.

5. Par ex. l'Hymne de France, la Suyte de l'Hymne du Cardinal de Lorraine^ le Temple des Cliastillons, la Prière à la Fortune.

G. Par ex les Epitaphes de J. Martin, de H. Salel, de Fr. Habelais. 1. Disparaissaient ainsi Tépode de la 4*^ triade, la 5"^ triade entière, la stro. et l'aulislro. de la 6*^ triade, relatives à l'Ombre d'Hector et à sa prophétie. 8. Les slro. 7 à 10. relatives au poète Maclou de la Haye.

ne l'hecvhe lyriqi'e de ronsard 2fil

modifications, quelques-unes très importantes '. Pour ne citer que celles qui concernent les œuvres lyriques, la chanson Felile Nijmphe folastre passait des Amows de Cassandre dans les Amours diverses, section nouvelle du premier volume, qui comprenait, entre autres, une cinquantaine de sonnets inédits; en revanche, les Amours de Cassandre s'enrichissaient du « baiser » de 1569, Quand de la lèvre à demy close, enlevé, avec quinze sonnets de la même époque, aux Amours de Marie. La chanson Quiconque soit le peintre qui a fait, quittait les Mascara des •pour terminer le premier volume, peut-être en guise d'épilogue. L'épilaphe de François de Bourbon, D'Homère Grec l'ingénieuse plume, passait, la raison en est claire, dulivrelldes Odes Y>3.Tmi les Epilapbes ;par contre, nous l'avons vu, deux odelettes de 1569, rangées d'abord parmi les Mascarades, venaient grossir le livre V des Odes. Les stances récitées au carnaval de Fontainebleau, 7c;/ la Comédie apparoisl un exemple, dont le caractère d'épilogue moral n'avait rien de la mascarade proprement dite, quittait la section des Mascarades pour celle des l'ocmes. Même remarque pour les Stances de 1369, Autant qu'au Ciel on voit de fiâmes, qui perdaient leur long titre de circonstance (v. ci-dessus, p. 232), et s'intitulaient s\m])lemeQi : Stances h/rlques pour un banquet. Enfin le Chant triomphal qui célébrait primitivement la victoire de Jarnac, prenait la place qu'il a conservée, à la fin du premier livre des Hymnes, et Ronsard (était-ce inadvertance ou calcul ?) l'intitulait Hymne sur la victoire obtenue à Moncontour jmr Monseigneur d' Anjou à présent Roy de France.

La plupart de ces changements devaient être définitifs ; les retranchements l'étaient tous sans exception. On voit par là que « l'impérieux besoin de faire avant de mourir son examen de conscience littéraire », de donner à son œuvre plus d'homogénéité, de concision et de force, ne date pas seulement de 1584, comme l'a cru Marty-Laveaux 2. Les scrupules de toute sorte auxquels Ronsard a cédé en condamnant à l'oubli des milliers de vers, en déplaçant et en corrigeant les autres, l'ont à vrai dire tourmenté toute sa vie. Mais jamais les préceptes de son auteur favori, Horace, jamais la devise de son amiPeletier: « Moins et meilleur », jamais le conseil qu'il donnait aux jeunes poètes de ne

1. Ainsi une section d'^mowrs dioerses était formée de 62 pièces, dont .50 nouvelles et 12 empruntées au premier et au second livre des Amours, et prenait place dans le tome I, à la suite des Sonets pour Helcne. — Puis venait la série des Sone!s dédiez à diverses personnes, quiprécédemment terminait le tome III, celui des Poèmes. — Les Poèmes, qui comprenaient cinq livres auparavant, n'en comprirent plus que deux, et leur ordre fut bouleversé, etc — Point de nouvelles encore du Bocage royal, qui, en effet, ne fut constitué que dans l'édition de 1584.

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