‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 224 sur 509 · Cf. André du Chesne, op. cit., ci-dessus, p. 256, note · texte numérisé non relu

Cf. André du Chesne, op. cit., ci-dessus, p. 256, note

DE L'np.UVHE LYRIOl E DE KONSARD 265

partie est imitée des Elégies de J. Second ', la fin vient directement des Remèdes iVAviour d'Ovide ; mais je n'ai pu découvrir les sources des parties lyriques ainsi encadrées, et peut-être n'y en a-t-il point.

Quant au numéro 4, lionsard récrivit vers 1376 -, à la prière de Madeleine de l'Aubespine, femme du secrétaire d'Etat Villeroy, pour le tombeau de sa petite chienne Barbiche, dont Jamin, Passerai et Desportes déplorèrent aussi la mort. Ces éloges d'animaux favoris sont nombreux chez les poètes de la Renaissance. Ronsard avait déjà célébré, en 1307, Courte et Beaumonl, la chienne et le lévrier de Charles IX. Du Bellay, Baïf, Belleau, Magny, s'étaient exercés dans le même genre''. Et ce faisant ils avaient une fois de plus, en dépit de leurs principes, continué l'œuvre de l'école précédente ; qu'on relise pour s'en convaincre l'épigramme de Marot De la chienne de la lioijne Eleonor^, et la pièce de Saint-Gelais qui a pour titre Epitaphe de la belette d'une damoiselle^. C'est que Marotiques et Ronsardiens, en composant ces bluettes, suivaient un exemple qui venait de haut et de loin, de l'Anthologie grec- que et de Catulle ^' ; ils avaient aussi plus près d'eux celui des poètes néo-latins, qui leur servaient de guides, souvent même d'interprètes, dans l'imitation des Anciens ''.

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