B;bl. Nat.. Rés. Ye 506. — Cf. BI., III
3. Dernier vol. de I éd. coll. de 1573, f» Aij (B. N., Rés. pYe 355.) Ce texte n'a jamais reparu dans les éditions de Honsard depuis celle de Turiu, 1574 ' v. Revue d'Hist. litl.. 19U-1, p. 45B. note 2 . Binet. dans sa Vie de Honsard, la démaraué sans le dire.
vie, mais ce fut surtout de looO a lotiU, c'est à-dire de SS à 3S ans, en pleine vigueur intellectuelle. Et c'est A 40 ans que Ronsard écrivait dans son Abbregé de l'Art poétique franrois, après avoir mille fois prêché d'exemple : « Tu seras laborieux à corriger et limer tes vers, et ne leur pardonneras non plus qu'un bon jardinier à son ante, quand il la voit chargée de branches inutiles ou de bien peu de proutict '. » Quant aux corrections de la première édition posthume, elles sont généralement excellentes.
3° On peut grouper comme il suit les raisons des cliangements apportés par Ronsard à son texte. Il a cherché h faire disparaître : rt) les répétitions qui ne se justifiaient pas et en général les négligences de style et les fautes de syntaxe ; b) les équivoques et les obscurités provenant d'allusions ou de mots vagues ; r) les synonymies, tautologies et pléonasmes, produits par un certain besoin de remplissage- ; d) les hiatus choquants pour l'oreille, tels que les allitérations et autres cacophonies; p) des licences et défectuosités de versification; /lies détails qui avaient perdu leur intérêt d'actualité 3; 9) les provincialismes et mots vulgaires qui n'étaient pas ou n'étaient plus admis à la Cour * ; h) les expressions plates, banales, et en général tout ce qui lui semblait impropre et prosaïque ; i) les distiques, strophes et suites de vers qui formaient redondance et ne faisaient qu'afTaiblir la pensée en la délayant. Correction, clarté, plénitude, harmonie, élégance, noblesse et sobriété de la forme, telles sont les qualités c£u"i] a recherchées avec une véritable passion, — et cela jusqii'à la fin de son existence.
4o Ce dont il se préoccupa surtout dans les trois dernières revisions de son texte (1378, S4 et 85), ce fut une plus grande brièveté. Les suppressions partielles et intérieures qu'il fit alors sont presque toujours très judicieuses, et il les avait commencées en 1360 ^. Il obéit en les exécutant au précepte éternellement vrai de la Rhétorique : Rien de trop, — sachant très bien que la pensée gagne en relief, eti précision ji en vigueur ce qu elle perd en étendue. Fërsonne né'peut raijonnable-