Ode à sa Li/re id . II. 127 et
loppaient ces vers. Voici, disait-il en 1355 dans sa dédicace à Henri II, un livre d'Odes,
Qu'autrt'sfois je sonnai suivant les vieilles modes D'Horace Calabrois, et Pindare Thebain '.
L'amour des Muses, écrivait-il en 1556 à Charles de Lorraine, me ravit
nuit et jour,
Découvrant leurs secrets aux nations Françoises, Que hardi j'épuisai des fontaines Grégeoises -.
J'ai le premier, répétait-il en 1358 à Odet de Châtillon, conduit les Muses de Grèce en France, imitant mille choses
Dedans les livres Grecs divinement encloses '.
Dix ans plus tard il terminait ainsi le poème d'Hylas :
Mon Passerai, je resemble à l'Abeille Qui va cueillant tantost la fleur vermeille, Tantost la jaune : errant de pré en pré Voile en la part qui plus lui vient à gré. Contre l'hjver amassant force vivres.
Ainsy courant et fueilletant mes livres. J'amasse, trie et choisis le plus beau. Qu'en cent couleurs je peins en un tableau *..•
A soixante ans il résumait en ces termes sa poétique :
Promeine toy dans les plaines Attiques, Fay nouveaux mots, rappelle les antiques •>, Voj' les Romains, et, destiné du ciel, Desrobe, ainsi que les mouches à miel.
Leurs belles fleurs par les Charités peintes. Lors, sans viser aux jalouses attaintes