CHAPITRE I
LES ODES l'INUAKlOUES r'KOl'KKMENT DITES.
I. — Le « Pindarc françois )). — Nombre, étendue et caractères généraux des odes pindariques de Ronsard.
II — Eléments constitutifs et sources diverses. — Les Mythes. — Les Sentences. — Les Figures (périphrases, métaphores, comparaisons), — Les Epithétes — Les Mouvemenis lyriques.
III. — L'envie littéraire dans Pindare et Ronsard. Les critiques et les louanges. Le ton hautain. Différences entre les deux poètes.
IV. — Influence bonne et mauvaise. Abus et renchérissement. L'idée du poète dans Pindare, Platon et Ronsard. Le délire dithyrambique. — Erreur historique. La responsabilité de Dorât. Un raisonnement de poète alexandrin.
Les cinq livres d(We.s égalèrent du premier coup Ronsard aux plus illustres poètes grecs, du moins dans l'esprit des érudits. La preuve en est partout dans les écrits du temps, non seulement dans les vers d'amis qu'on peut lire au commencement et à la fin des recueils primitifs, mais dans les œuvres que ses admirateurs publièrent de 1550 à 1560 K A les en croire, Ronsard a reçu des leçons d'.\pollon lui-même, il est un vrai ci prêtre » des Muses ; il « surmonte les antiques » ; c'est un nouvel Homère, un autre Hésiode, un autre Terpandre ; ses vers sont les seuls qui puissent rivaliser avec les « trompettes grecques » ; enfin le grand Pindare dont personne encore, ni à Rome, ni en France, n'avait pu atteindre la sublimité, a désormais trouvé un digne émule,