‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 252 sur 509 · Troisième préf. de la Franciade ;B1 , III · texte numérisé non relu

Troisième préf. de la Franciade ;B1 , III

DE RONSARD l'OÈTK LYRInlK {(lile f/rave) 317

réagir contre ce qu'il a toujours appelé très dédaigneusement la « prose rimée » de ses prédécesseurs. Il partaitde ce principe quele poète ne doit pas s'exprimer comme tout le monde, et que les «excellens poètes nomment peu souvent les choses par leur nom propre » i. Non pas qu'il eût précisément de la répugnance pour les mots populaires et qu'il distinguât le vocabulaire noble et le vocabulaire roturier 2, comme le lit l'école classique jusqu'à Lamartine inclusivement ; mais il pensait que pour mériter le nom de poète il fallait par tous les moyens éviter les formes banales et rechercher les formes savantes.

C'est avec cette conviction qu'il écrivit : la longue horreur de Mars ou le Martial orage, pour la guerre ; les filles des nues, pour les pluies ; le sot enfant d'Epimethée et celui de Promelhée, pour l'excuse et la raison ; éviter larive noire, pour survivre ; diriger la ckarrettedes Muses, ou errer par les champs de la Grâce, ou amasser des fleurs sur les bords Pirceans, TpouT écTireTpoéliquemeni ; la fille du neveu d'Atlas, pour la Renommée ; le fils ailé de Méduse, pour Pégase ; ruer à terre la vaillance des guerrières, pour vaincre les Amazones ; dévaler dans la barque infernale, pour mourir ; les plaines salées, les campagnes vertes ou les campagnes humides, pour la mer ; le fils de Japet, pour Atlas ; la Dicti/nne guerrière, pour Diane ; le bon fils de Lafone, pour Apollon ; l'ailé courrier Atlantide, T^OMT Uercure ; te fils de Saturne et de Bhée, pour Jupiter ; le vieil citoyen d'Ascrée, pour Hésiode ; ceux qui font ramour aux neuf Sœurs, pour les poètes ; bien mâcher le laurier Delphien, pour être inspiré; les deux jumeaux, ou les Amgcleans flambeaux, pour les Dioscures 3. On sait que Du Bellay, préconisant l'emploi de « l'antonomasie », dont la grâce, dit-il, consiste à désigner « le nom de quelque chose par ce qui luy est propre», cite cette phrase comme exemple : Depuis ceux qui vugent premiers rougir rAtirûre,jusques là ûi( Thetis reçoit en ses undes le filz d'Hyperion, pour Depuis l'Orient jusqiies à l'Occident. » Or Ronsard a employé vingt fois cette périphrase avec des variantes -*.

Ces circonlocutions sont ou des réminiscences mythologiques ou des façons de métaphores, à quelques exceptions près. Elles ont presque

1. Bl., III, 17 et 20. Cf. II, 12,48.99; VII, 310. 325 et 330

2. Nous en avons les preuves : 1^ dans les termes techniques, dont il a tant reconi" mandé l'emploi ; 2^ dans les descriptions réalistes à la façon d'Homère, qu'il n'a pas moins préconisées ; 3» dans les provincialisraes et les termes de la campagne, dont il a rempli son œuvre, surtout les Eglogiies ; 4° dans les centaines de mots par lesquels il exprime crûment les fonctions basses et les actes vulgaires de l'existence.

3. Bl., 11.23, 35, 36, 37,47-48, 54, 50,59,60, 62,68,72. 73, 75, 77,83,85 86,92, 95, 101. 104, 105, 106.

4 Delf'encc et Illuslr. de la langue fr.. II. chap. ix — Bl., II, 32,47, et passini ; \l. 300

^ilS snrKCKS et oric.inai.itk

toutes leur source dans Pindare '. D'autres sont empruntées à Hésiode, à Eschyle, à Callimaque, voire même à Lycophron -. Mais il est remarquable que, tandis que Pindare les emploie le plus souvent comme de simples qualificatifs mis en apposition à un nom bel et bien exprimé, dont ils rappellent tantôt un attribut physique ou moral, tantôt un rapport généalogique'', — Ronsard supprime le nom ainsi qualifié et transforme en une vraie circonlocution le qualificatif isolé. Par exemple, il écrit les filles des nues, alors qu'il avait lu au début de la 10" Olympique « les célestes eaux pluviales, filles de la nue » ; le sot enfant d'Epimelhée, au lieu de ce vers de la 5" Pythique « l'Excuse, fille du sot Epiméthée » ; la fille du neveu (Z'/l//a.\', au lieu de cette expression beaucoup moins compliquée de la 8"^ Olympique « la Renommée, fille de Mercure «.Résultat : certains passages de Pindare, qui nous semblent très clairs encore aujourd'hui (et son œuvre entière devait l'être pour les (irecs du V siècle), devinrent obscurs sous la plume de notre poète, disons mieux, inintelligibles, non seulement pour la masse des lecteurs, mais même pour les gens instruits '•. Il fit ainsi du symbolisme alexandrin à la manière de Lycophron, ou, si l'on veut, des rébus analogues h ceux qui remplissaient d'admiration les auditeurs de Slace ou de Sénèque le Tragique.

II. La métaphore est proche parente de la périphrase, mais elle a plus sa raison d'être. Le caractère essentiel de la poésie étant de découvrir les correspondances secrètes qui existent entre les divers phénomènes saisis par nos sens, ou bien entre ceux du monde physique et les idées ou sentiments du monde moral, il faut s'attendre à trouver dans Ronsard un très grand nombre de métaphores, c'est-à-dire de termes transposés d'un objet à un autre en vertu d'une comparaison tacite. C'est ainsi que ses éloges lyriques sont tour à tour des fiéches sorties de son carquois, décochées de son arc, qui darde la gloire par toute la terre ;

1. V. notamment Olymp. Il, III, VII, VIII, IX, XI, XIII ; Xein. VI, VII, IX ; Pijtb. V, VI ; Isthm. II, VII.

2. Par ex. la Dictynne guerrière vient de Callimaque, Hymne ù Diane, veis 198 (NJjJicpA, AixTOv/a) ; bien mâcher le laurier vient de Lycophron, qui appelle les poètes inspirés SaovT/yivOi (Alexandra, vers 6). Cf. la chanson de Honsard : « D'un gosier maschelaurier | J'oy crier | Dans Lycophron ma Cassandre » (I, 130 . Au reste Juvénnl avait également désigné les poètes par une périphrase analogue : Quicuinciue lauruni momordit iSat. \'II, vers 19,i.

3 V. encore les appositions à l'ile d'Ortygie au début de la première Néméenne, et les appositions à Vesta an début de la onzième.

4. On peut en dire autant de certaines réminiscences du « vieil citoyen d'Ascrée » Hésiode avait dit simplement : « (,)uand l'année fut terminée et que les saisons eurent accompli leur révolution » [Tliéoy , vers 58). Ronsard écrivit prétentieusement : « Quand la Lune vagabonde | Eut courbé douze fois en rond | l'our rentlammer l'obscur du monde i La double voûte de son front. "

DE RONSARn POHTK LYKIOIK (0(/c i/rave) 319

un bateau ipi'il fait passeï' à force de rames parmi les mers d'un renom ; un breuvntje emmiellé que boiront les oreilles ; une rosée qu'il verse sur les héros, un nectar dont il les abreuve ; une trame qu'il ourdit ; un édifice qu'il bâtit ; des fleurs qu'il cueille dans les champs de la Grâce, et dont il fait une couronne ou du miel. De sa lyre dégoutte l'honneur distillant d'un nom. Sa Muse guiyne au blanc, e\. développe sa clianson trois fois torse d'un pli Ihébuin. Or toutes ces métaphores viennent de Pindare ^

D'autres sont relatives à la culture ou aux productions de la terre : le Hoi fait reverdir l'âge où florissail la paix ; les Muses sortent d'un heureux lige : un héros replante une race, fait regermer un nom , les mortels /Ifurissent ei se fanent \\es\eTS fleurissent parle fruil que la Muse ente en la pensée. Ou bien elles rappellent les différents aspects de l'air et du feu ; la paix est une douce rosée qui dissipe la chaleur ; le roi rieini l'ennui des guerres et fait flamber les grâces victorieuses ; la paix balage un ciel noirci d'orage et le fait briller plus serein ; la gloire fait flamber François 1"' ; les faits des aïeux flamboient comme l'aurore ; le ciel darde ses lampes ; un chapeau flamboie autour d'un front ; un nom étincelle et sa flamme apparaît ; la guerre est un horrible vent, un orage redoublé ; la fureur d'un vaillant tonne en son jeune âge ; une nue décevante égare les esprits qui se fient aux vents de la faveur. Or, toutes ces métaphores sont également prises à Pindare -, avec quelques autres de moindre intérêt ^.

Quand la métaphore personnifie des abstractions, anime des choses inanimées, elle tend à devenir uneprosopopée ''. C'est ainsi que Ron-

1. Bl., II, pp. 34, 3l>, 38, 41, 42, 48, 50, 51, 53. 54. 58, 62, 68, 69, 86, 93, 94, 96, 97. 98,102,104, 105. - Cf. AVm. VI, str. 2 ; /s(/im. II. str. 1 et 3 ; Ulymp. II, str. et anlistr 5 ; \'III,str. 5 (le poète est un archer). Pytli. I, antistr. 5 ; X, ép. 3 ; .Ve/n, III, str. 2 ; IV, str. 5 et 9 ; V, ép. 3 (le poète est un pilote]. Pylb. V, str. 4 ; VIII, ép. 3 ;

.Otyinp. A'II, str. 1 ; XI, ép. 5 ; Ném. III. antistr. 4 ; Istlini. X, passim Je poète est un distillateur ou un échanson). Olymp. I, antistr. 4 ; \'I, str. 5 ; Xéiii. l\ . str. 6 (le poète est un tisserand). Ném. IV. str. 10 et 11 ; VIII, fin ; Olymp. VI, début ; Frogni. 171 (le poète est un architecte) Olymp. IX, èp. 1 ; Pytti \'I, début (le poète est un jardinier). Olymp. VI, str. 2 ; IX, ép. 3 ; Isthm. VII, str. 7 (le poète est un cocher j .

2. Bl. II, pp. 23. 24, 26, 28, 35, 37, 40, 42, 44. 46, 48, 53, 55, 57, 66, 67, 68, 71, 74, 82, 100, lui, 103, 104, etc. Les métaphores de ces divers genres abondent dans Pindare. Ses vers sont renïplis de sentences, de racines, de pousses, de lleurs, de fruits, d'étincelles, de flammes, de rayons, d'ombres, de souilles, de foudres et d'éclairs. Nous en avons relevé des exemples à peu près dans toutes ses pièces. — Cf. A. Croiset, Poésie de Pindare. pp. 381 392-96,

3. Par ex. Ronsard dit à sa Muse de lui ouvrir la porte des vers, ou Vtiuis de l'entendement II, 48 et 58i, d'après Pindare Olymp. XI, str. 2, vers 27). Ailleurs le navigateur H manie et vire la bride de son navire » (II, 83^ comme dans Pindare [Pyth. IV , vers 25), ou encore dans Virgile (Enéide, VI, 1).

4. Les prosopopées complètes, avec les actes et les discours des abstractions personnifiées sont assez nombreuses chez Ronsard, même dans ses Odes. Nous aurons l'occasion d y revenir v. ci-après, chap III. § iv).

:j2II sourcks et oric.inai.itk

sard en ses odes pindariques parle des i/eitx du Soleil ou du Ciel, des bras de la Mer, de la main, de l'œil, de Véchine de la Paix, du fardeau qufinfanta cette douce nourricière des hommex, el de la clef dont elle oiwreles villes. 11 donne un ventre au grand Tout, des pieds boiteux à la Malice, un cœur et un mu/le ri Tlgnorance. Il coupe l'aile au monstre Silence. Il se fail hlâmcr par le Temps, qui tout mange, et craint d'être abîmé dans la mer parla langue de l'Envie. Enfin, comme dans Pindare, la Jouvence frise la barbe naissante sur les joues colorées, et les Cités se courbent sous l'autorité de nos lois i.

Parfois la métaphore se prolonge et devient allégorie ou symbole. Nous n'en citerons que deux exemples bien caractéristiques. Au lieu de cette phrase terre à terre : Il est temps de terminer mon ode, — le poète dit agréablement :

Ha ! chere Muse, quel zephyre, Souflant trop violentemcnt, A fait écarter mon naviie Qui fendait l'air si droitement ?

Tourne à rive, douce nourrice, Ne vois-tu Morel sur le bord.

Lequel, à fin qu'il te clierisse T œillade pour venir au port ?

N'ois-tu pas sa nymphe Antoinette Du front du havre t'appeler Faisant son œil étinceler.

Qui te sert d'heureuse planète ? -

Ailleurs, le poète veut dire que la princesse Marguerite a hérité de l'intelligence et du savoir de son père :

Par un miracle nouveau Un jour Pallas de sa lance Ouvrit le docte cerveau De François, seigneurde France Alors, estrange nouvelle !

Tu naquis de sa cervelle Et les Muses, qui là furent, En leur giron te receurent .. ^

Pindare, pour l'une de ces strophes, et quelque mythologue grec,

1. Bl , II. pp 24. 25, 34, 35, 37, 46, 49, 54 55, 58, 68. 94, 96. etc. Cf. Pytlt II str. 1 ; VIII, str. 1 ; IX, onlisti- 2 ; Olynip. III, str. 1 ; VI, ép. 3 ; VIII, aiilislr. 3 ; XI, antistr 1 ; iVeni. VIII, str. 1 ; et passini.

2. Bl., II. 93 et 94. La stiophe suivante contiuue la métaphore.

3. Ibid., 48 el 49. Les trois strophes suivantes sont également de la poésie symbolique.

DE RONSARD POÈTE LYRIQUE {Ode (jvave) 321

pour l'autre, lui ont donné l'idée première', mais il a su en tirer un excellent parti, fixant l'image fugitive et la transposant en un tableau de genre qu'un peintre n'aurait pas de peine à reproduire sur la toile.

Très souvent la métapliore a bien servi Konsard dans sa réaction contre l'école de la « prose rimée ». 11 eut seulement le tort d'en abuser. Cette figure est la plus propre à représenter la pensée, à la colorer, à l'illuminer; mais encore faut-il qu'elle offre au lecteur une image qui lui soit familière, ou, du moins, ne soit pas étrangère aux mœurs du temps et du pays où il vil ; autrement elle manque son but. Ronsard ne l'a pas compris, et là encore il a suivi trop servilement les traces de Pindare, contemporain d'une civilisation très différente de la nôtre. Plus de deux mille ans le séparaient de son modèle ! Ce qui convenait à 1 imagination des Urecs, habitués à i'atmosplière brillante de l'Hellade, aux courses de chars, aux libations de la religion païenne, au maniement du disque et du javelot, à tout un ordre d'idées et de sensations particulières, ne convenait pas aux Français du xvi= siècle et encore moins à leurs descendants. Après un tri judicieux, Ronsard aurait du ne conserver que les images empruntées aux habitudes permanentes, aux visions éternelles de l'humanité, et y joindre celles que lui suggéraient les mœurs des temps modernes.

Malheureusement il ne s'en contenta pas; il voulut non seulement darder ses hymnes et enfoncer de son arc la gloire de ses héros, mais atteler la charrette des Muses et la faire errer par une nouvelle trace, mêler avec les flûtes sa faconde emmiellée, marier son labeur aux haleines des trompettes, laver la victoire dans les ondes de son Loir, plier et replier ses vers, ancrer les peines de la Muse au port de la divinité, mettre la corde de sa lyre sous le travail d'un doux souci et mignarder ïhonneuT d'un nom par l'art de son pouce. Tout cela c'était encore « pindariser » -. Bien plus, si l'on rencontre dans un passage clair en lui-même un détail inattendu ou un mot obscur, on doit y voir souvent une réminiscence de Pindare, mal présentée parce qu'elle est trop elliptique ou que, démarquée, elle ne cadre pas avec le contexte : ici l'hymne de victoire va récompenser les Bourbons des coups et de la despense ^ \ plus loin le poète a juré de faire croître la renommée du sieur de Jarnac * ; ailleurs

1. Cf. pour la première de ces strophes, Pindare, A'em. III, str. 2, el IV, sir. 9 ; pour la seconde, Hésiode, Theog . , ou Callimaque, Hymne sur les bains de Pallas, vers 135, ou même Pindare encore, Olyrnp. \ 11, ep 2.

2. Bl., II, 48 = Olymp. IX, ép a ; III, vers 4. - Ibid.. 62 = Aéni., III, 77-79 ; Olymp. X, 84. — Ibtd., b? = \ém. 111, 11 12 ; Olymp. III, 5. — Ibid., 67 = Isthm. V, 74.— Ibid., 69, 86, 97 = Olymp. I, 105. — Ibid., 94 = Istlim. V, anlislr. 1. — Ibid., 94 et 98 - Olymp. I, 19.

3. /fcid.,56— Olymp. V, ép. 2; Pyth.V, aulislr. 4 ; /st/i/ii. l, antislr. 3 ,■ V, anlislr. 1 ,

4. Ibid , 68 = .Vcm. VU, str. 4. vers 7U ; Olymp. II, 92 ; VI, 20; XIII, 99.

ses chansons d'un genre nouveau /bn< esmerveiller les tables '. Or ces expressions et ces métaphores, qui correspondaient dans Pindare à des faits ou à des usages très précis, n'ont qu'un sens très vague chez Ronsard, ou même n'ont plus de sens du tout, les laits et les usages en question ayant disparu. Ronsard, manquant de sens critique, a continué à user du procédé de la transposition même quand il n'était plus possible.

En outre, il faut que la métaphore se suive, que ses termes offrent de la cohérence entre eux, et que les rapports qui permettent à l'imagination du poète de rapprocher tacitement deux objets soient réels et faciles à saisir. Or non seulement Ronsard a parfois juxtaposé deux ou trois métaphores très différentes pour désigner une seule chose, faisant par exemple de l'Envie successivement une tempête et une chienne, de son chant un bateau, une trame et un dard 2, mais il a écrit en les confondant :

Bien qu'un prince voulusl darder

Les flots armés de son oraye...

Ton œil apaise son courage. ^Bl., II, 34.)

Obéissant à la vois sainte, Mon trait, par le ciel galopant, L'air angevin n'ira coupant Sans que ta gloire en soit attainle. ilhid., 104.)

Leur lage, par l'air s'esteudant Comme un tonnerre, cependant De son murmure m'admoneste De tromper 1 horrible lempeste, Aboyante tant seulement Les nourrissons des neuf Pucelles. (Ibid., 105.)

Bien que Pindare et son contemporain Eschyle aient eu parfois semblable audace ■', c'est surtout à Lycophron que Ronsard nous fait encore penser ici ■*.

1. Bl., II, 98 ^ Olymp. I, 16-17 ; Isthm. II, 40 ; New. XI, 9.

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