Cf. J. Girard, Etudes sur la Poésie grecque, pp
5. Cf. Abbregé de 1*4. P. : tr Les autres petitz poësmes veulent estre abruptement commencez, comme les odes lyriques, i) Texte de 1567, M.-L., VI, 454 Cf. B1.,VII, 325.
lui-même en scène, ou il s'adresse directement à la personne dont il s'agit, ou il lance une apostrophe, et ces divers procédés nous saisissent tout de suite, nous emportent avec lui :
Il faut aller contenter ..
Ma promesse ne veut pas...
O France, mère fertile...
Aujourd'hui je me vanterai '...
Mais il semble avoir besoin, lui, de s'entraîner encore quelque temps :
Debout, Muses, qu'on m'attelle...
Sus, ma Muse, ouvre la porte...
Du croc arrache la lyre...
Voy voler mon dard estrange...
Muses, filles du grand Dieu ..
Ah 1 ce labeur que j'accorde ■■ Sus avant. Muses, ores il faut -..
Enfin au premier carrefour le voilà qui hésite, qui se consulte, qui appelle à son aide l'inspiration: simple feinte, car il est déjà bien parti et il sait où il va ; il touche même quelquefois le but :
De ce beau trait décoché Di, Muse, mon espérance.
Quel prince sera touché... ? (BI., II, 42.)
Muses, ne vaut-il pas mieux Que le son de ma lyre aille... ? (Ibid., 56 )
Quelle louange première Ma lyre te sonnera... ? {Ibid., .59.)
Dieu vous gard, jeunesse divine, Rechauffez moi l'affection... (Ibid., 86 )
Ourdis, ô douce lyre mienne, Encore un chant a cestui-ci. .
Puissé-je autant darder cet hymne Comme il est sage et vertueux. (Ibid , 94.)
Tout cela pour imiter Pindare, dont voici quelques passages correspondants : 1° Exemples de début : « Encejour il fautaller prèsd'unami, ô ma Muse. — 0 Syracuse, grande cité, divine nourrice de héros et de coursiers belliqueux. — Thèbes au bouclier d'or, ô ma mère. — Auguste muse, notre mère, viens, je t'en prie, à Egiue. — Hymnes qui régnez sur la lyre, quel dieu, quel héros, quel homme allons-nous chanter ? —