‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 259 sur 509 · BI., II, pp. 34 et 97. V. ci-dessus, pp. 304 et · texte numérisé non relu

BI., II, pp. 34 et 97. V. ci-dessus, pp. 304 et

2. V. Denisot, Soelz nouveaux (1545i, dizain liminaire Au détracteur ; Pelelier, Œuvres poët. (1547 , sonnet liminaire et épUre finale ; Sibilet, Art pàét. (1548), sonnet A l'Envieus ; Du Bellay, Deffence 1349;, sonnet final ; 21= éd. de l'Olive (1550), ode Contre les envieux poètes; G. des Autels, Repos déplus grand travail (1550), dédicace en prose, etc. Il n'j*a pas de poète à cette époque qui n'introduise dans ses vers un Xolit velit invidus par ex. Ch. de Sainte-Marthe en 1550) ou un Malgré l'envie, En dépit de l'envie (par ex. Maclou de la Haye en 1553;.

3. El., II, 104105. Var. de l'éd. primitive. — jVem. IV, str. 5. — Les quatre derniers vers sont la traduction délayée de la fin de VHymne à Apollon, de Callimaque, qui, d'après Suidas, avait à se plaindre des médisances d'Apollonius :

...'0 5È Mcùixoç, "v' 6 oQôpoî, à'vÔa vioito.

4. Ibid., 39, antistr et ép 9, et str. 10. - Pyth. 1, 92 ; 11, 52-56 Ce dernier passage de Pindarea d'ailleurs été compris tout de travers par Ronsard. Voici le texte des éditions du xvi« s. ...'Eij."î oï yoiCw/ \ oîJyE'v Sixoî àotvov ii.n-it.xyopiii ■ Cela ne veut pas dire : « Il faut que je me dérobe à la morsure funeste des calomniateurs y, mais : « Il ne faut pas que j use des traits mordants de la calomnie. » La suite l'indique assez : E.oov '(àp, txi; âàiv, ti tto^X' | èv àjjiayav'i | ij/OY^pov 'Ap;^iXo"^ov ^apu- | XoYot; £)(Oeaiv

DE RONSARD POÈTE LYRIQUE (Ode grave) 333

Quelque temps après, dans l'Ode à Michel de L'hospital, il insérait encore une tirade contre l'Envie, qui était à la fois une imitation du procédé pindarique et une riposte personnelle ;

Haste toi donc de plier Ta chanson trop poursuivie, De peur. Muse, que l'Envie N'ait matière de crier...'

Enfin dans deux odes suivantes il désigna par son nom le chef de la cabale envieuse -. Pindare, à vrai dire, ne l'avait jamais fait ; mais Ronsard ne remarqua pas ce silence, ou, s'il le remarqua, n'en tint aucun compte, tant il était persuadé que son cas était exactement le même que celui de son auteur favori, tant il se félicitait de partager avec lui l'honneur d'avoir des ennemis littéraires parmi les courtisans; témoin ces vers si curieux adressés à la sœur de Henri II : Pindare, lui dit-il,

Mainte Ode d'un pli difficile

Rescrivit au Roy de Sicile,

Où les broquars injurieux

De Simonide son contraire

L'ont mocqué, comme chez ton frère

M'ont mocqué ceux des envieux '.

Si bien que Ronsard pindarisait encore, du moins il le croyait, quand il s'en prenait particulièrement à Mellin de Saint-Gelais. C'était, si l'on peut dire, une réminiscence vécue. De même, quand, au début de l'ode sur la Victoire de Fr. de Bourbon à Cerizoles, il comparait sa poésie à

TitatvojjiEVov. « Car j'ai observé que, bien avant moi, il fut souvent sans ressources, le satirique Archiloque, engraissé de médisances haineuses )) ; ce que Ronsard a démarqué et défiguré à tel point que, s'il n'avait pas gardé la métaphore en }■ insistant, toute trace d'emprunt aurait disparu : « Si est ce que j'oi tousjours dire | Qu'un homme eiigressé de médire | Megrist à la fin malheiireus. »

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