Pythique 1, début
3fi6 SOURCES ET ORIGINALITÉ
Si mon renom la France vent chanter, Et si du front les étoillesje passe, Certes, mon Luc, cela vient de ta grâce'.
Les vers 3 à 6 de l'ode Mercuri, nain le ducilis, se retrouvent dans les strophes 3 et 4, au milieu d'un développement très personnel sur le rôle de rénovateur du lyrisme français que Ronsard revendique pour lui -. L'ode Quem tu, Melpomene, dont le début seulement avait passé dans l'ode A son Luc, a été absorbée tout entière dans la seconde moitié de la pièce à partir de: «Certainement celui que tes chansons... », mais avec d'habiles transpositions. Le « labor Isthmius » est remplacé par « l'escrime » ; Tibur, ses ruisseaux et ses ombrages, par le Vendômois, la Braye et la forêt de Gastine ; les fils de Rome par « la race des François »; le « Romanœ fidicen lyra» » par le « Harpeur François ». Enfin l'avant-dernier vers : « Et si du front les étoilles je passe », rappelle le dernier de l'ode Mxcenas, ataois-.nSuhlim'i feriam sidéra vertice». L'ode A Calliope; «Descenduciel... », où Ronsard invoque la première des Muses et la remercie de l'avoir fait poète de naissance, de lui avoir communiqué le privilège de l'enthousiasme, du feu sacré, s'inspire de l'ode Descende caelo, Calliope ; du moins la première strophe est faite de la première de cette ode latine et d'un passage qui lui est étranger : « 0 laborum dulce lenimen 3 » ; on retrouve dans la seconde strophe des vers de l'ode (Juein tu, Melpomene : « Quod spiro... tuum est; I 0, tesludinis aureœ | Dulce quem strepitum, Pieri, temperas »; puis trois mots du début de ïode Descende caelo : « Regina... amabilis insania». Les huit strophes suivantes développent d'une façon très personnelle quelques mots de la même ode : encore « amabilis insania », et « puerum »... « Non sine dis animosus infans »,etle deuxième vers