Bl., Il, 129, Cf. Hor., Carm., IV, m, fin
2. Si Ronsard s'est inspiré de quelqu'un, en dehors d'Horace, dans les sir. 3 à 5 de l'ode A sa Lyre, c'est de Lemaire de Belges, qui dans le Temple de Venus a écrit vers 1510 l'éloge des poètes de la Renaissance Lyonnaise :
D'un vieil Terpandre ou d'un vieil Amphion D'un Apollo harpant en sa coquille...
C'est là que Lemaire traite de a vieux flageols » et de « guisternes primeraines » tout le répertoire poétique du xv'= siècle et les genres lyriques que Du Bellay appellera des « espisseries u :
Tous vieux tlageots, guisternes primeraines,
Psalterions, et anciens decacordes
Sont assourdis par harpes souveraines.
Par le doux son des nouveaux monocordes Ont mis souz banc les gens du roy Clovis Leurs viiesles, leurs vieux plectres et cordes.
(Éd. Ant. du Moulin, 1549, p, 384 ; éd, Stecher, III, p, 110.)