‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 303 sur 509 · Ibid. Cf. Virg., Géorg., I. 494 et suiv · texte numérisé non relu

Ibid. Cf. Virg., Géorg., I. 494 et suiv

G. Ibid , 281. Cf. Hor., Carm., I. 16, deuxième str. V. ci-dessus, ji.SSl.

DE RONSARD POÈTE LYRIQUE (Ode grave) 403

serment des Olympiens « par le fleuve qui des parjures n'a pitié ^ ». Et comme si cela ne suffisait pas pour donner confiance à Saint-Gelais : Du mal, conclut-il, naît souvent le bien ; j'en prends à témoin les héros de Stace, Tydée et le fils d'Iocaste : ils s'étaient « martelés de coups B pour une bagatelle, sous le portail d'Adraste;

Toutefois, après ces allaimes, Amis jurez prindrent les armes, Et l'un pour l'autre s'emploia, Quand devant Thebes le Prophète Vif englouti dans sa charrette Tout armé Pluton effroya '-.

Voilà une allusion à la mort du devin Amphiaraiis qui eût rendu jaloux Stace lui-même.

Au lieu de nommer simplement Deucalion et Pyrrha, Ronsard préfère reprendre le ténébreux oracle de Thémis et dire pour la plus grande gloire delà nouvelle école poétique :

Ceux qui semoient par sus le dos De nostre grand mère les os '.

Il était banal à ses yeux de représenter Léda et ses compagnes cueillant dans les prés de l'Eurotas les narcisses, les jacinthes, les œillets, les soucis ou les héliotropes. Mais assurément voici qui ne l'est point :

L'une arrache d'un doigt blanc

Du beau Narcisse les larmes.

Et la lettre teinte au sang

Du Grec marry pour les armes.

De crainte l'œillet vermeil

Pallist entre ces pillardes,

Et la fleur que toy, Soleil,

Des cieux encore tu regardes '.

Il eût été vulgaire aussi de faire dire à Thémis s'adressant à Thélis : Malgré ton immortalité de déesse marine, tu dois épouser un mortel. La prophétesse des Dieux parle une langue divine :

1. Ihid. Cf. Hor., Carm.,\, 16, avant-dernière str. — Hés., Théog. ; Virg,, En, VI. 324.

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