‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 304 sur 509 · Ihid, -in. Cf. Ov., Métam.. I. 383 et · texte numérisé non relu

Ihid, -in. Cf. Ov., Métam.. I. 383 et

4. Ibid., 230. Cf. Ov., Métam.. III, 509 ; IV, 266 etsuiv ;XIII 394 et suiv. — Sur la fleur née du sang d Ajax, v. G Lafaye. Les .Métanjorphoses d'Ovide < Paris, Alcan, 1904,i, p. 71. Ronsard a encore désigné cette Heur par une périphrase analogue dans les Odes (II, 168. 275, 419), dans ce vers bizarre d un sonnet des Amours : « Le triste Ai Ai du Telamoniea « (I, 107j, et dans la Charité (IV, 180).

404 SOURCES ET OBIGINALTTÉ

Bien qu'lnon soit ta compagne, Reçoi pourtant doucement Ton mari, et ne dédagne Son mortel embrassement.

Les nymphes de la mer comptaient, en effet, parmi elles Leucothée, qui portait le nom d'Ino avant sa métamorphose *. Thémis, qui sait tout, ne pouvait l'avoir oublié.

Le poète lui-même, « prophète des Dieux -, » ne tient pas un autre langage à ses amis. Veut-il écrire à Olivier de Magny : Tu obtiendras ce que tu désires, car ton protecteur a déjà parlé pour toi au roi, — il termine son épîlre ainsi :

Tu n'as garde de fondre au milieu de l'orage,

Puisque tu as, en lieu du bel astre besson,

Des Spartains, la faveur de ton grand d'Avanson

Qui jà poussé ta nef sur la rive déserte

Pour y payer tes vœux à Glauque et Melicerte '.

Encore fallait-il savoir que la constellation des Gémeaux, c'est-àdire des Spartiates Castor et Pollux, favorisait les navigateurs, et que Glauque et Melicerte avaient été changés en dieux marins secourables aux naufragés, le second plus connu sous le nom de Palémon, qu'il reçut après sa métamorphose. Magny lavait sans doute appris, comme Ronsard, d'Horace, de Virgile et d'Ovide *.

Ronsard avait remarqué que l'un des moyens d'expression dont usent le plus volontiers les poètes alexandrins et latins, c'est de désigner les dieux et les héros de la mythologie, ou simplement les personnages de l'histoire, non pas par leurs noms propres, mais par des qualilicatifs géographiques, des attributs de leur divinité ou des traits de leur biographie ; en quoi du reste ils suivaient avec artifice les poètes grecs des vi"^ et v' siècles, qui eux-mêmes avaient suivi avec art les homérides, poètes naturels ; sans parier des noms patronymiques, qu'on rencontre à peu près dans d'égales proportions à toutes les époques de la littérature ancienne. Horace dit par exemple Pimplea pour la Muse, Dircxus cijcnus pour Pindare, j^oUa puella pourSapho ; Virgile, Eleiisina mater pour Gérés, Chaonius pater ou JJicla'us rex pour Jupiter, Maler Cytkerea ou Acidalia pour Vénus, Paier Lenxus

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