‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 318 sur 509 · Var. de 1584 : « Et devient sourd a mon besoin · texte numérisé non relu

Var. de 1584 : « Et devient sourd a mon besoin

5. Ces deux derniers vers ayant êlê comi)Iètement laissés de côté et pour cause, il reste trois vers latins que Honsard a développés en douze vers.

6. Var. del584 : " Mais vous. Prélat ofiicieux. [ Mon appuy, mon Odet. que j aime... »

— Pour la sincérité des sentiments exprimés ici jusqu'à la fin de l'ode, cf. la dédicace du premier livre des Hymnes. 1555 ;B1, VI, 275\ latin de l Hymne de la Philosophie, 1555 :id.. V, 166 , et encore au tome VI les pp. 156-69, 193 et suiv.

Mille fois plus ni que moy même, Ni que mou creur, ni que mes yeus *.

^'ous ne m'en faites pas ainsi,

Tu soins a ,i,e cultus u„ice, quicmmm ^ï»,'" '' 'i"''''!"^ '''''^\'''* "^^P'^'^^^'''

Nec poliireris. rana nec mihi ja.las Librement à vous je m adresse

At cum videlur postuhre res. ullro Q"', <^<' ""'" f"'! ""V" ^""^ '

ri ,■ , • \ ous avez soin de mon honneur,

Impies parenlis mitnns : alque rigts mectim r^ , , .

\r , , j . . j ' . . i-t voulez nue mon bien prospère.

^on ut patronum^ $ea pium ut dccet patrem. ,,. . . - . ,

M aimant tout ainsi qu un dous père.

Et non eommc un rude Seigneur :

Sans me promettre ces grands mons,

Ni CCS grands mers d"or ondoyantes :

Car telles bourdes impudentes

Sont indignes des Chaslillons ■* :

>•■ • I ,,i- , C'est que vous estes véritable

Aimiruiu aninsqur snlus, et titjt constas. „ ^ . . ,,

ht non courtisan variable.

La raison (Prélat) je l'entens, est que vous estes véritable, t non courtisan variable.

Qui sert ans faveurs et au tems.

Ronsard évidemment n'a pas eu le mérite d'inventer l'idée ni même le plan de cette ode ; il a suivi pas à pas son modèle. Mais, outre qu'il lui a laissé deux vers qui n'étaient pas transposables, il a su développer une vision et une émotion personnelles dans de justes limites et sous une forme aussi limpide, aussi pittoresque et tine que pouvaient le souhaiter les Marotiques les plus difficiles et au xvii'' siècle les Mallierbiens les plus intransigeants.

Nous allons voir que dans l'Ode légère Ronsard a presque toujours écrit ainsi, parce que, bien qu'il s'inspire encore de très près — de trop près — de modèles grecs, latins, italiens et néo-latins, il y a parlé de choses qu'il aimait ou qu'il ressentait vivement, et qui n'avaient pas besoin, pour être poétiques, des ornements de la mythologie et des figures de style : la nature, la jeunesse, l'amour, la joie de vivre, le regret de vieillir.

1. Pour ce quatrain. H. s'est rappelé le début de la première ode d'Horace, et le début de l'épigramme de Catulle à Calvus.

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