‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 332 sur 509 · Ode De l'élection de son sepalchre (131., II · texte numérisé non relu

Ode De l'élection de son sepalchre (131., II

2. m.. Il, 227,41)3 ; I, 224. Ailleurs le ciel est « malade d'ennuy 'i comme Du Bellay, el « s'egaj'e et se recrée » de sa convalescence ^11, p. 217); la « dolente rive » plaint le malheureui sort de Glaucus, elles rochers « oyans son deuil » pleurent avec luilp. 221) ; la terre se rejouit de la chanson de 1 alouette plus qu'elle ne se courrouce de la plaie que lui l'ail la charrue (p.43y). Mais tout cela n'est qu indiqué eu passant dans les odes ; c'est plus apparent dans les sonnets, par ex. dans ceux-ci ; Pour ta douleur '^ii'.4niour(I, 22) et Sainte Gastine. heureuse secrétaire (1, 93). \'oir encore le passage sur le genévrier dans l'élégie Ce me sera plaisir J\', 252).

3. Le mot est de Ronsard [Isles Fortunées, Bl., VI, 177), traduisant celui d'Horace auritas qncrcus {Carm., I, xn. vers 11).

4. Théocr., Idyl. I et Vil (mort de Daphnis) ; Bion (mort d Adonis) ; Moschus (Epilaphe de Bion) ; Virg., Bue. V(morl de Daphnis). On trouve aussi des appels à lu nature dans Théocrite, Wy/. Vlll, et dans Moschus (Epitaphe de Bion); l'appel de Bioa à l'eloile du soir [^dyl. X\' i peut élre assimilé à une prière païenne.

DE HONSARD POÈTE LYRIQUE (Ode légère) 449

son amante, et pleurent avec lui *. « Je vous prends à témoin, dit Properce aux hêtres et aux pins. Que de fois mes paroles se font entendre sous vos ombres légères ! Que de fois j'ai gravé sur vos écorces le nom de Cynthie... Tout ce que m'inspirent mes plaintes, je le raconte dans ma solitude aux oiseaux harmonieux.,. Que les bois redisent ton nom, que les rochers déserts ne soient occupés que de lui, ma Cynthie -. » Mais les poètes italiens, très probablement sous l'influence de la poésie provençale, ont. beaucoup plus lue les poètes gréçp-latins pris la nature p"iir CQntldpote» et surtout pour complice de leurs amours. Ils ont établi entre elle et eus des liens plus continus et plus intimes. Chez eux su sunt iiiullîpliés les appuis aux vallons, aux sourcus, aux fleuves, aux bois, aux oiseaux, — qu'ils s'adressent aii>. lieux témoins de leur amour, ([u'ils cliargenl d'un message amoureux tout ce qui dans la nature niuiiu, marche ou vole, ou qu'ils comparent .leur sort misératili' (1 lioiiiiiifs l'sclavusi'i éphùaicrus à ui'lui des libres animaux ou des pliéuomènes immuables ; et très souvent c'est par là que débutent leurs sonnets ou leurs canzones. A ces divers égards ce sont eux, plutôt que les Anciens, que Ronsard a suivis, ou quelques-uns de leurs imitateurs néo-latins.

U les a suivis particulièrement dans les sonnets, les preuves en sont nombreuses, directes, décisives^. Mais il les a imités aussi dans ses œuvres purement lyriques. Pour s'en convaincre, il convient de rapprocher des vers que j'ai cités en dernier lieu ce début d'une canzone de Pétrarque : « Ondes claires, fraîches et douces, près desquelles celle que j'ai seule pour dame a reposé ses beaux membres ; charmant arbuste où elle aimait à s'appuyer... ; herbes et fleurs que sa robe légère a recouvertes... ; air calme et béni où l'Amour m'ouvrit le cœur avec ses beaux yeux, écoutez ensemble mes tristes et suprêmes paroles* », — et ce passage d'une ode pétrarquesque du xvi' siècle : « 0 nuit, ô ciel, ô mer, coteaux et monts qui si souvent m'entendez appeler la mort ; vallées, forêts, bois, fleuves, sources qui fûtes en ma vie de fidèles compagnons..., ô témoins de mon tourment, écoulez ensemble mes lamentations ^. » — Les souhaits que Ronsard adresse à

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