‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 359 sur 509 · Canz. Nel dolce tempo {&n · texte numérisé non relu

Canz. Nel dolce tempo {&n

5. Les fentes au corsage, dites « fenêtres de l'enfer " parles prédicateurs, remontent au xiu^ siècle, mais ce n'est guère qu'à partir d'Agnès Sorel que la mode admit les épaules découvertes ainsi que ^ le sein par devant jusqu'au milieu de la poitrine ». 'iQuicherat, Hist. du cost. en Fr., pp. 185 et 283.)

302 SOIRCES ET ORTGINALITF.

Ores le col d'albastre bien uni.

Ores le sein où l'honneur fait son ni '

En 1369 il dépeint la tenue des dames « au retour des beaux mois », des femmes et filles de gentilshommes qui s'empressaient de venir faire leur cour à Tours, à Amboise et à Blois, où précisément il avait vu pour la première fois la toute jeune Cassandre Salviati ; elles se promènent, dit-il, sur les rives de la Loire «deux à deux, le collet lasche, le tetin découvert » °.

Puis certains poètes qu'il affectionnait, italiens, néo-latins et français, des deux ou trois dernières générations, avaient ajouté cette partie du corps éminemment plastique aux descriptions traditionnelles et conventionnelles qui leur venaientde Pétrarque. Ârioste : « Deblanche neige est son beau cou et sa gorge delait ; le cou est arrondi, la poitrine est relevée et large. Deux pommes encore vertes, et pourtant faites d'ivoire, vont et viennent comme l'onde à la rive prochaine, quand un doux zéphyr agite la mer. ..-''» « Sa poitrine surpassait en blancheur la neige fraîche, et plus que l'ivoire était douce au toucher ; ses seins rondelets ressemblaient au lait caillé que l'on vient à peine de tirer des moules de jonc ; un espace les séparait, semblable aux sentiers ombreux, charmants en la prime saison, que l'on voit dévaler entre de toutes petites collines, lorsque l'hiver les a récemment remplis de neige *. » Sannazar : « De là descendant à la gorge délicate, et plus finement blanche qu'alebastre, j'apperçeus en son sein deux te tins ronds comme deux pommettes, qui repoulsoient sa robe en dehors : et entre deux se manifestoit une sente assez largette, merveilleusement délectable, pour autant qu'elle terminoit aux parties plus secrètes : qui fut cause de me faire penser beaucoup de choses*. »

On rencontre à chaque pas chez les poètes néo-latins, imitateurs des poètes erotiques grecs et latins, des mammx lacleolx, des sinus candiduli, des poma venusta, des papiUx tumidx.turgidulœ, venosx, gemmex, rosese, nivex^ aureohe. A l'envi les uns des autres ils ont enchâssé comme un joyau dans leurs descriptions pectus quod E ois lucidum gemmis nitet ^.

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