Id., ch. XI, st 68, portrait d'Olympie
5. Arcadia, trad. J. Martin, f'"' 21 r", description d'Amaranthe.
6. Pontano fmort en 1503, Hendecasyll . passim ; Lepidina^ début ; Amores. passint ; Eridani, lib. I et II, passim. — S. Macrin, Carm. lihelhis et Quatuor libri (parus en 1528-30'. — .T Second, Basia el Elegiae 'en 1539 et 41). — Th. de Bèze, Epigram., passim (en 1548). V. encore Politien, Navagero, Flatninio, Muret.
DE RONSARD POÈTE LYRIQUE {Ode légère) 303
Les poètes français les suivent, ou s'inspirent simplement d'une tradition de la première Renaissance. Jean Marot n'oublie pas cette parure naturelle des Milanaises recevant Louis XII en leur ville : « Dures mamelettes | Comme deux pommettes | Alors se montroient : | Poitrines blanchettes | Plus cleres et nettes ] Qu'en May les rosettes | Aux amans tendoient '. » Son fils ne manque pas de renchérir. On connaît le blason du Beau Tf^n écrit en 153i à la cour de Ferrare ; mais on trouve déjà la comparaison des pommes dans l'épître de Maguelonne à Pierre de Provence, qui remonte à 1517 et s'inspire, comme on sait, d'un roman provençal du xii' siècle -. Elle est aussi dans les Chansons du XV^ siècle, écho lointain de celles des trouvères 3. Ronsard adopta avec empressement cette comparaison, d'ailleurs aussi vieille que le monde, et la reprit plus de vingt fois, ainsi que celle des ondes, des petits monts, des jonchées, qu'il doit à l'Arioste, et celle des boutons de rose, qu'il doit à Pontaao et à ses disciples*.
Ronsard ne s'en tint pas là. Il laissa entrevoir ou découvrit même les charmes invisibles, à l'exemple de Pontano, de l'Arioste, de J. Lemaire, de Flaminio, grands imitateurs de Properce et d'Ovide ^. Une conception toute païenne de la beauté, qui déjà lors de la première Renaissance française avait inspiré le portrait d'Yseult à Brunetto Latini et celui de Maroie au trouvère Adan de le Haie o, avait reparu en Italie au xv= siècle sous l'influence des humanistes. C'est d'elle que procèdent les baigneuses napolitaines de Pontano, les Fannia, les Bathylla, les Stella ; c'est d'elle que procèdent aussi, sans parler des arts purement plastiques, les descriptions d'Angélique et d'Olympie, celles de la nymphe OEnone et de Vénus '', celle de la bergère Hyella *,