‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 364 sur 509 · Ibid , 24 Cf la « gayeté » Enfant quarlannier (VI. ,397V · texte numérisé non relu

Ibid , 24 Cf la « gayeté » Enfant quarlannier (VI. ,397V

6. Ibid-t 26. L'expression vient au reste de Pindare, qui l'a mise dans la bouche d'Apollon parlant de Cyrène (Pyth. IX, vers 37).

Laissant l'amoHi' qu'au cœur il porte enclose Toute une nuit au milieu de ses bras ';

et c'est à elle-même (ou à une autre) qu'il le déclare :

Si je trespasse entre tes bras, Madame, Il me suffit : car je ne veux avoir Plus grand honneur sinon que de me voir En te baisant dans ton sein rendre l'ame -.

Il voudrait qu'elle fût « une nymphe native de quelque bois » et lui un « nouveau Sylvain », pour « alenter » l'ardeur de son feu « sur le tapis d'une herbeuse rive ». 11 envie le sort des « paladins » de Boïardo et de l'Arioste,

Qui seuls portoient en croupe les pucelles Et qui tastant. baisant et devisant Par les forests vivoient avecques eiles.

Il envie le sort de Roger, l'heureux amant d'Alcine, qui apprit à « nager toute une nuit »

Dedans le gué d une beauté si belle.

Il envie enfin le sort de l'homme qui fera Cassandre, Et femme et mère en lieu d'une pucelle '■

Ce rêve de bonheur le poursuit jusque dans son sommeil ; mais alors il se réalise, et Cassandre est à sa discrétion, ce qui ne veut pas dire que Ronsard se comporte avec elle discrètement. Comme les poètes néo-latins, comme Navagero, J. Second, Th. de Bèze et Muret*,

1. Bl., I, 26 : Je voudrais le tercet final vient de Properce, II. 15, vers 39 et 40) ; 27 et 28, son Amour w€ lue el Je veux mourir (le tercet final vient d'Ov., Amor., II, 10, finV

2. Ibid.. 46. C'est du Properce : Nos contra anguslo uersamus praelia lecto... Laus in amore mori... (II. élég. l,vers 46 et suiv.i. C'est surtout de l'Ovide : Félix qaem Veneris certamina matua perdunt ! | Di facianl, leti causa sit ista mei .' [Amer., II, 10, fin). — Pétrarque n'avait pas négligé ces vers erotiques ; mais, selon son habitude, il les avait spiritualisés en les résumant par ce seul vers : Ché bel fin fa chi ben amando more (son. 91, Amor che nel, fin. Ronsard a bien repris, et presque textuellement, ce vers chaste, devenu proverbial ; « Belle fin fait qui meurt eu bien aimant » {I, 98 et 414\ Mais il est loin de s'en être contenté, et par là même est resté dans la tradition des trouvères. G. de Lorris ne disait-il pas déjà : •■ La mort ne me greveroit mie 1 Se ge moroie es bras m'araie » vers 2473! ? Et J. de Meung ne mettait-il pas dans la bouche de l'Amant parlant à l'Amour une paraphrase des vers d'Ovide que je viens de signaler ; « Atropos morir ne me doigne | Fors en faisant vostre besoigne ; | Ains me prengne en meisme l'euvre | Dont \'enus plus volenliers euvre ■► ivers 11121 et suiv.)? Cf l'éd Kr Michel, I, pp 81 et 344.

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