Tbid : « D'un baiser bruiant et long
3. Jeux Husliques. pièce qui commence par : Sus ma petite eolomhelle (imitée d'une épigr. de Sannazar : Da mihi tu, niea lux). Cf. la Nouvelle LXXVIII de Despériers.
4. Du baiser de s'amye fini. Ronsard a plusieurs fois employé cette expression ; v. par ex. Bl., I. 195-96 ; II 148. Elle est dans le pseudo-GaJlus : sugis animam, et dans Second lui-même : animam sugere suauiolis {Eleg., l, 5).
5. Même la fin de la troisième str., qui parait d'abord originale, vient du Baiser IX, vers 3-4, ou du Baiser XVI, vers 25.
3" Ode à Cassandre-
Da mihi stiaoiolum.
Et te meam columbam Albamque turturillam.
Et curas animo meas Et suspiria pellunt.
blanda puella
{Bas. III
[Bas.yUL
(Bas. VII
Duros remitte, moUicella, fastus ..
Meîlita lahris necle lahra nostris.
(Bas. XVni.) Quum te rogabo ter tria basia.
Tu deme septem, nec nisi da duo,
l Irumque nec longum nec udnni :
Qualia tehgero Diana Dat casta Fratri, qualia dat patri Experta nullos nata Cupidines :
Max e meis lasciva ocellis Curre procul natitante planta :
Et te remotis in penetralibus, Et te latehris ahdito in intimis,
Sequar latebras usqne in imas.
In penetrale sequar repostum :
Praedamque viclor ferindus in meam V trinque heriles injicicns manus.
RaptabOf ut imbellem cohimbam l'nguibus accipiter recurois : Tu deprecanteis vicia dabis manus, Haerensque totis pendula brachiis^ Placare me septem jocosis Basiolis cupies inepta.
Errabis : illud crimen ut eliianïy Septena jungam basîa septies.
Atque hoc catenatis lacerlis Impediam fugitiva collum.
[Bas. IX, vers 9-32.) Da mihi, quot cœlum stellas, quoi littus
[arenas Syluaque quot frondes, gramina campus
[hahet Sannazar, Epigr.y 1, Ad amicam *'.i
Ma petite columbelle, Ma petite toute belle, Mon petit œil baisés moi :
D'une bouche toute pleine De baisers, chassés la peine De mon amoureus esmoi '.
Quand je vous dirai : Mignonne, Approchés vous, qu'on me donne Neuf baisers tout à la fois.
Lors ne m'en baillés que trois,
Tels que Diane guerrière Les donne à Phebus son frère, Et l'Aurore à son vieillard :
Puis reculés votre bouche.
Et bien loin, toute farouche.
Fuies d'un pie fretillard '.
Comme un toreau par la prée Court après son amourée.
Ainsi tout plein de courrous Je courrai fol après vous ^.
Et prise, d'une main forte Vous tiendrai de telle sorte Qu'un aigle l'oiseau tramblant :
Lors faisant de la modeste \ De me redonner la reste Des baisers, ferés semblant.
Mais en vain serés pendante Toute à mon col. attandante (Tenant un peu l'œil baissé) Pardon de m'avoîr laisse.
Car en lieu de six. adonques J'en demanderai plus qu'onques Tout le ciel d'estoiles n'eut ^, Plus que d'arène poussée Ans hors, quand l'eau courroussée Contre les rives s'émeut.
1. Var 1550 : « D'un baiser qui long tens dure, | Poussez hors la peine dure I De mon amoureus esmoi. »
L'expression mignarde « Mon petit œil •>, du 3* vers, pourrait bien venir de MaruUe. qui appelle également sa maîtresse Maratli ocellule (Epigr., IV. Ad pueîlam Ethruscam).
2. îbid. ; « Tels que donne la pucelle, I Qui n'a senti l'estincclle j D'amour, à quelque ennuiant, | Puis de rigueur toute pleine [ Laissez-moi en cette peine | D'un pie fretillard fuiant. >
3. Ibid. : I' Comme un taureau quand on cache ] Sa jeune amoureuse vache | Court après pour la revoir, | Je courrai pour vous ravoir. "
4. Ibid : <f Lors prisonnière modeste. »0n lit en 1555 : «Lors faisant deladoucelte ", — ce qui donne une rime défectueuse.